Et mes yaourts, j’en fais quoi maintenant ?

yaourt nature

yaourt nature

Notre réfrigérateur gris brossé métallique à double portes faciales, pour famille nombreuse s’entend, renferme en son sein parfois des trésors gustatifs intenses, pour le plaisir de toute la famille.

Une razzia commerciale au nouveau rayon frais du Discount du coin (UM pour les intimes de Tourcoing), me permit de garnir 2 rayonnages vitrés du dit frigo d’une série de crèmes desserts, yaourts gourmands, petits suisses et compotes sans sucres ajoutés. Les regard courroucé de Madame Maman et une tranchante remarque sur « CE » stock impromptue (vu qu’il en restait « encore »), ne m’autorise pas de refaire la même démarche économique à l’avenir (oups petit oubli des états en place avant déplacement extérieur). O_o

C’est donc sous un augure gourmand d’un week-end familial, que ces trésors de caramel en pot de verre, de fruits en morceaux engoncés de leur robe blanche onctueuse, et autre mises en bouche helvétiques à prendre à la petite cuillère prenaient le frais sagement.

Quand soudain les premiers maux apparurent…

Ayant repoussé la menace enfantine pendant 4h00 d’affilée de la chambre parentale afin de pouvoir ranger, trier, dépoussiérer, jeter, laver, réparer aussi, pousser et harmoniser (enfin ?) notre espace vitale intime et nocturne pour la plupart du temps, j’admirais la place ainsi dégagé (me paru plus grande tout à coup cette pièce), un grondement sourd et fugace retentit soudain… Dehors ? Non, dedans…

Au début, on n’y prête pas attention, on pense à une douleur musculaire suite à un travail physique… Que nenni ! L’orage approche, c’est certain. Pas la peine de compter entre les coups de tonnerre gastriques, la course effrénée pour se tapir dans un coin sombre illuminé d’une chiche lumière d’une ampoule pandouillante (tiens faudrait que j’installe un plafonnier moi), est de mise !

Et là, éclate tristement le constat douloureux teinté d’une angoisse grandissante, y a-t-il encore du papier ?

Oui, ouf, et de l’avance en plus, sans oublier le pare-feu bio/écolo, dernière trouvaille de Madame pour éviter de tuer les fourmis dans les champs, qui se diffusera d’une simple pression de l’index droit. Attention au sens, il ne faudrait pas ajouter un allez-retour aux urgences et finir les prochaines 48h00 les yeux bandés, ce n’est déjà pas très facile à vivre comme situation, alors imaginez… Sans compter le pression exponentielle à contenir durant un parcours autoroutier entre la casa et le Doctor des urgences !

Et comme un malheur ne vient jamais seul, une surcouche calorifique s’incrusta en moi telle une couette invisible collé à ma peau sous un soleil de plomb. J’ai nommé LA fièvre !

Quelques brouettes de temps plus tard…

La lune haute dans le ciel, ignorée de ma personne, la tête embuée des effets réparateurs des solutions médicamenteuses accumulés depuis « l’incident », mon être enfin dans les bras de Morphée, un lamentation timide et plaintive à la fois me tira des méandres du néant.

Par un automatisme parental hautement développé, mes pieds m’emmenèrent, tel une démarche d’un marin sur un pont pris dans un début de tempête, à l’étage du-dessus.

Et là, dans toute son horreur visuelle et odorante, s’offrit à moi un spectacle d’une intensité émotionnelle vive. Honteux, triste, le regard hagard et larmoyant, les lèvres tremblantes et le corps avachi à genoux sur sa couette, les mains pieusement appuyées sur les cuisses, Mr Moyen (ndlr : 5 ans), m’avouait dans un souffle le spectacle qui s’offrait à mes yeux… vomi… oreiller… lit… bonne nuit les amis !

C’est à ces moments qu’un étrange phénomène neuronale se met en branle afin qu’une lucidité relative permet au corps du parent de prendre les choses en main, même en pleine nuit. Voie douce et rassurante, constat rapide de dégâts de l’explosion buccale, listing mental des actions à mener qui se font de manière naturelle et étrange dans ce silence ouaté des heures trop matinale pour être honnête…

doudou lapin flappy jaune

Bientôt, un enfant à l’odeur fraîche de savon se glissa rassuré sous une panoplie fraîchement surgit de l’armoire, avec un seul regret chuchoté à l’oreille attentive de son paternel :

« Papa, je suis triste… mon doudou est plein de vomi ».

Étrange comme certains fait marquent plus que d’autre, n’est-ce pas ? Heureusement pour ce petit bout de choux, des clones du lapin jaune avaient investi la maison le jour où Flappy « Prime » eu conquis son coeur de nourrisson.

Ailleurs, le ronronnement rotatif du ventre de fer, où disparaissait progressivement les traces du méfaits, assourdi par les planchers, s’amenuisa encore plus lorsque la mère de foyer venu en renfort, referma doucement la porte de l’antre à laver, faisant vibrer doucement la maison pour mieux endormir le polisson.

Un jour sans fin, à quelques détails près

L’heure où le coq dérange le fermier et charme les poules (ou l’inverse), ma personne avait déjà réinvesti à plusieurs reprises ce lieu où mon regard se fixait de plus en plus sur les finitions de déco inachevées, le regard aux cernes titanesques figé sur l’ampoule qui d’habitude ne me dérange point, avec à l’esprit, qu’un jour, si Dieu le veut, je l’habillerai d’un beau costume de métal, bois et verre de chez L. Merlin, s’en suivit alors le déballage matinale de la maisonnée dans une atmosphère zombifiée (moi je suis le zombi hein mdr).

Les bruits de pas, de joie, de fatigue, de « pousse toi de là » et de « j’ai faim », s’entrechoquaient dans mon cerveau fiévreux et embrumé. Mais le constat fut établi dans la cruauté de la lumière artificielle de ce matin d’hiver, impossible pour moi et Mr Moyen de quitter la maison, sous le chaperonnage de Madame Maman, ayant établi depuis peu son bureau « At Home ».

Mais ce fut sans compter sur le destin qui s’attaqua au dernier mâle absent, qui ne le resta pas longtemps par ailleurs, la symphonie électronique du combiné provenant de l’école, donnant le ton sur le reste de la journée.

En effet, les plaintes de douleurs sporadiques du grand éveillèrent la méfiance du chaperon de la cours d’école qui par précaution, le renvoya dans ses pénates. Mais son état physique échappa tout de même aux plus gros critères marqués qui m’atteignaient jusqu’alors.

Entre siestes et activités familiales en mode pause et ralenti pour tailler les heures, le déjeuner de rizière sans condiment se dédoubla le soir tombé agrémenté des délices du lapin de terrier. Enfin nous attaquâmes un repos bien mérité pur style bûcheron du Canada.

Soudain, quelque part après l’heure du film interdit de Canal, un bruit plaintif de scie mal aiguisée chassa le rêve paternel pour me faire tenir aussitôt le marathon du Grand dévalant l’escalier, comme poursuivi par un monstre de sous le lit. S’enfermant à son tour afin d’admirer l’ampoule pandouillante… Vous savez de quoi je parle.

Sous un déluge d’aller-retour larmoyant tant par la fatigue, la douleur et une obstination soutenue qu’un médicament au goût bizarre n’est pas honnête, le bonhomme parti enfin au pays des songes houleux, sur les 4 coups de cloches matinale et la surveillance de Madame maman ayant repris le flambeau pour me laisser dormir.

3 partent, 2 restent, devinez lesquels ?

Une pyramide de rouleaux d’un gris cartonné aseptisé s’empilant dans un coin pour de futurs activités enfantine du mercredi, c’est toujours ça de gagné dans ce genre d’occasion, le départ fut donné laissant le malade au bon soin de son infirmière désignée. Cette tâche s’additionna, bon gré mal gré, à son planning déjà bien rempli d’une travailleuse indépendante, mère au foyer par obligation et femme d’entretien pour éviter la propagation du virus. Nettoyage de la porcelaine, poignées de porte et autres ustensiles touchés par les pestiférés de la journée, la matinée pris à nouveau ses droits jusqu’au retour tranquille d’un soir d’hiver.

La situation sembla se calmer, rendre ses armes et passer à une autre porte… un autre lieu, une autre ville. La nuit fut calme comme l’eau d’un lac sans aucune brise pour marquer cette surface de mercure renvoyant le reflet de la Lune, sauf que…

Des braises renaît le feu !

une ampoule sur un mur qui picore du pain dur lol

Comme un fait exprès, la pause de quelques heures trop vite avalée de mi-semaine, c’est à ce moment que choisi une volonté malsaine pour cibler cette puissante machine qui fait tourner la maison !

A peine les couverts et la vaisselle débarrassée que la canapé trouva un nouveau locataire, féminin cette fois-ci ! La scène, recopiée au carbone à quelques détails près, des jours précédents, se renouvela, Madame Maman et en bonus Mr Grand en dernière minute établirent eux aussi que l’ampoule pandouillante jouait le rôle hypnotisant d’un grigri zen et brûlant telle les lampe à moustiques des jardins d’été.

Sauf que… Le mal de Mr Grand trouva vite résolution et c’est avec un gaillard hyper-vitaminé que Madame Maman du cohabiter de manière stressante et sans repos jusqu’à mon retour avec le reste de la fratrie.

Et tout la nuit durant, les heures s’égrenèrent au rythme du chemin tracé formant une large parabole entre ce lieu de repos et le lieu de mise à disposition. Le pas traînant ou la respiration haletante, le moral en berne, fatigué, l’estomac retourné des cachets avalés, Madame Maman ne rêvant que d’une chose, d’un lit douillé et tranquille jusqu’à la saint glin-glin !

Je vous passe les détails

Et dans cette fin d’histoire, aurions-nous oublier quelque chose ? Et oui, la (re)chute !

Devons-nous revenir sur les détails ? C’est d’un esprit affligé et apathique que je fus le chaperon nocturne de Melle Petite qui demanda par 3 fois d’aller sur son pot puis sur le grand pot, c’est quand même plus pratique et plus facile aussi.

Que dire de plus, les garçons en garderie, les femmes à la maison, le paternel au boulot. Puis progressivement 48h00 plus tard, les derniers détails de cette histoire sordide prirent fin, avec quelques inquiétudes dès qu’un des enfants restait trop longtemps dans la pièce sentant le produit à récurer !

Pour terminer, cet article aurait pu s’appeler « 1 toilette pour 5 » ou « 1 semaine à chier », mais je trouvais cela beaucoup moins amusant. 😀

Au fait le rapport avec le titre ? 

Les produits laitiers étant déconseillés dans le cas de gastro O_o, la fin du week-end a vu le ménage du réfrigérateur, avec une partie des yaourts partis pour d’autres cieux, tout comme les légumes restés en plan et les fruits dans la corbeille.

Je ne vous souhaite pas la même chose, sur ce, j’ai 32014 trucs en retard à rattraper, vive la vie de blogueur ! ;-D

Note : le Doctor nous a prévenu, la gastro n’est plus en alerte dans la région… maintenant c’est la grippe ! Mouhahahahhaaa

 

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14 comments

  1. bsricard

    Arf chez nous aussi la gastro s’est invité ces 10 derniers jours on est claqué ce matin tt le monde est retourné a l’éole mais elle nous a épuisé et nous n’a vons été touchés que par les vomissements .. mais hier encore ma plus grande n’a pas bcp mangé … et moi j’ai perdu 2kg dans la bataille et une tonne de ménage et repassage a faire … ;-(

    bon courage

  2. mili bricole

    bah voilà! j’ai mal au ventre rien qu’à lire cette magnifique et bucolique (en un mot ou en deux mots?) histoire ^^

    • merci pour les compliments, on s’en remet encore doucement là, mais pas de la fatigue, les enfants sont hyper nazes

  3. Pingback: Et mes yaourts, j’en fais quoi maintenant...

  4. Chipie

    rolalalalala! tu as songé à installer un 2 ième « petit coin » dans ton home sweet home? comme je te le notais sur FB, chez nous, c’est grippe pour moi et fin de gastro pour monsieur Mari. Loulou a de la fièvre ce matin 🙁

  5. mariemile

    eh bien que de mésaventures et de rebondissements  » microbiesques » ^^!! J’ai aimé l’anecdote des rouleaux de papier toilettes qui pourront être réutilisés pour des activités manuelles 🙂 bonne journée

    • merci pour le compliment, c’est un projet de ma femme pour une des fêtes à venir ;-D

  6. « Par un automatisme parental hautement développé, mes pieds m’emmenèrent, tel une démarche d’un marin sur un pont pris dans un début de tempête »
    Hahahaha ^^ Je vois tout à fait le tableau !
    Perso en temps de gastro je ne mange que des yaourts veloutés … Je ne garde que ça, le reste sort aussitôt ingurgité !!

    • oui le docteur nous a déjà dis qu’on pouvait mais des blancs nature, là y en avait pas

  7. Cybelle

    oh quelle horreur je ne peux que compatir, c’est le truc que je chope dès qu’il y en a une à 50 km à la ronde… alors pendant longtemps on s’est bien moqué de moi (ah oui en cas de gastro chez quelqu’un j’attends 1 semaine avant de le revoir) et puis un jour ces mêmes individus se sont retrouvés dans un triste état… Tant que t’as pas testé, tu peux pas savoir combien c’est… mmm… intense !