Travaille bien à l’école pour avoir une carrière de rêve !

Qui n’a pas entendu ce genre de propos de la bouche même de sa famille ?
«Tu as vu ton bulletin, ce n’est pas comme ça que tu y arriveras dans la vie !» ou encore «Bosses bien tes maths, ils te serviront plus tard…».

Nos parents nous gavaient de remarques préconçues qu’eux-mêmes ont dû subir de la part des leurs afin de nous faire comprendre de l’importance des études. Et point important, les résultats qui en découleront : avoir un bon travail (qui sera meilleur que le leur sinon l’égal) plus tard.

La vie est ainsi faite, si on ne bosses pas un tant soit peu, l’argent ne tombera pas du ciel et (en général) surtout pas du porte-monnaie de Papa et Maman.

Soit ! Il faut donc user ses pantalons sur les bancs de l’école pour se faire une place dans le monde du travail et ne pas devenir inculte. Mais entre nos rêves d’enfant, qui n’appréhendaient même pas le tiers du quart de la moitié de la réalité des « grands » et le marché réel du travail une fois «grand», il y a un gouffre énorme.
J’en suis la preuve ! Mes erreurs de parcours et mes nombreuses années d’études se sont soldés sur un job qui n’a aucun rapport avec « ce » métier dont j’aurais du faire carrière, si tout c’était bien déroulé une fois mon diplôme en poche. 10 ans plus tard, je regarde derrière moi et je trouve mon parcours monotone et sans aucune chance d’évoluer même si j’aime ce que je fais. Pourtant des rêves j’en ais et ce site est l’un deux, il faut juste le temps et le courage…

Mais revenons à nos papillons moutons, quelque soit le travail que nous trouvons, est-ce réellement celui dont nous rêvions ? N’est-on pas déçu (voir franchement dégouté) par les conditions de celui-ci ou tout le chemin qu’il faut parcourir pour franchir la porte de notre bureau tous les matins ? Entre le métro/boulot/dodo (et je ne parle pas de nos mini-nous), où sont passés nos rêves d’enfants ou ceux de nos parents ?
Tiens, petite parenthèse sur le  «travailles bien et tu seras médecin plus tard»… j’ai eu une amie qui a fait des études pour suivre ce genre d’adage, résultat, plantage complet. Surtout lorsqu’à un oral on lui a demandé «Pourquoi voulez-vous faire des études médicales», sans réfléchir elle a répondu «Parce que c’est ce que mes parents veulent», vous devinez la suite…

Oui il faut donc avoir un certain bagage, qu’il soit autodidacte ou provenant de l’école, pour trouver du travail et réussir dans la vie. Mais une chose est sûre, beaucoup trop de personnes sont déçues par ce qu’on leur propose au final, mais n’ont pas le choix et acceptent de revenir tous les jours pour le faire.

Et vous, êtes-vous content de ce que vous faites ? Vos rêves d’enfants sont-ils comblés ? N’avez-vous pas envie de tout claquer pour faire autre chose ? Et si oui, avez-vous réussi ?

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14 comments

  1. fraZck

    Bel article cher papablogueur ! Pour répondre à ta question, j’ai eu un parcours scolaire pas trop long (bac + 2) et maintenant, je fais un travail qui me plaît. En fait, je travaille dans le domaine que je souhaitais. Mais il est vrai que mes études n’ont pas été (entièrement) en rapport avec ce boulot.
    Concernant mes enfants, je ne souhaite pas leurs mettre la pression. Juste : si tu es curieux, que tu sais lire, écrire et compter, tu pourras t’en sortir. Ensuite, il faudra voir ce qu’ils souhaiteront faire. Mon fils de 7 par exemple, cela fait presque 3 ans qu’il veut élever des chèvres. Pourquoi pas ?

  2. Merci pour cet article coup de gueule.
    Je trouve aussi qu’on est très mal renseigné lorsque l’on est au collége ou au lycée sur les différents débouchés qui peuvent se présenter à nous. En tout cas, on était mal renseigné à l’époque où j’étais au lycée (j’immagine que maintenant avec internet, ceux qui le veulent vraiment ont une opportunité de se renseigner).
    En plus, même en étant bien renseigné, je trouve cela difficile de devoir faire lorsque l’on est adolescent (et donc à l’âge bête) un choix qui conditionnera toute notre vie future.

  3. Le principal problème est que l’école ne nous permet pas nous projeter dans l’avenir, on n’est pas assez pédagogue pour nous expliquer a quoi pourra bien nous servir ce que l’on nous y enseigne. Du coup cela n’éveille pas vraiment notre curiosité et on suis un parcours basique, pour faire comme tout le monde.

  4. Salut Franck,

    Et toi du coup, quelle attitude adoptes-tu avec tes enfants au niveau de leur réussite scolaire?

  5. pour le moment le grand mini-moi est l’un des premiers de sa classe, il a hérité des gênes mémoriels de sa maman (car je n’ai pas de mémoire moi, c’est horrible). Le second… il arrive à activer les fonctions des jouets de son frère, vu son âge c’est déjà pas mal ! mdr

  6. J’aime bien cet article. Je partage la désillusion après une école d’ingénieur et un boulot d’informaticien… plutôt chiant finalement.

    Je pense que la génération de nos parents ne parlait pas de faire des études pour avoir un métier formidable et épanouissant. Le but était clairement l’ascension sociale et la réussite financière.

    Pour répondre à ta question, mon blog est également une tentative pour aller vers autre chose…

  7. C’est dingue car je vois que beaucoup de personnes partagent mon ressentiment.
    Lorsque j’ai commencé à travailler comme ingénieur je gagnais bien ma vie car je faisais des astreintes, quand j’ai voulu arrêter au bout de deux ans je me suis rendu compte que j’allais perdre beaucoup en salaire, du coup je suis passé commercial et je me suis fait virer au bout de 6 mois, du coup je suis parti en Australie et j’ai vécu une expérience extraordinaire puisque j’ai créé mon premier business. A mon retour en France j’ai failli retourner dans la rat race et finalement j’ai décidé de me lancer à temps plein dans le blogging, et aujourd’hui je me félicite de ce choix.
    Si j’ai des enfants je leur apprendrai à apprendre, à être créatif, à faire ce qu’ils aiment et à croire en eux, et si j’arrive à faire ça ils auront tout ce qu’il faut pour réussir dans la vie, diplômes ou pas.

  8. Pour te répondre, papa blogueur, je ne sais pas encore vu que je suis encore étudiant. Mais j’ai la chance de faire des études sympa – aux USA actuellement – et de voyager beaucoup. Si on ajoute ma formidable copine, il ne me manque plus qu’un boulot sympa… A voir

  9. LeClient

    Une vision un peu sombre du travail, j’espere qu’un jour j’aurais la volonte d’ecrire un blog sur « le bonheur dans son travail » et « non le bonheur au travail ». Mais la deferlante existencialiste dans le monde du travail ne fait a mon avis que commencer, on a tout simplement oublier pourquoi les hommes on commence a bosser et pourquoi as t on inventer la monnaie. Fatalement, rien ne se cree rien ne se perd….et les ressources (au sens economique) sont limitees et les besoins humains…, voila ce qui a mener a l’esclavage puis au travail remunere. A l’origine il ne s’agissait pas d’occuper son temps mais bien de gagner sa pitance et de survivre.

    Dans nos societes en surabondance economique malgree la crise, nous sommes trop loin de ce fondamental tout en haut de notre pyramide de Maslow. Malheureusement au lendemain de chaque choc politique majeur de l’histoire, nous recevons notre piqure de rapelle. Du droit du travail suivant la revolution industrielle au RTT suivant l’explosion de la bulle internet, mais apres le choc asiatique que se passera t-il. Quand l’Asie pourra vire en societe endogene avec des esclaves delocalise en occident. La secu, le smic et etc….pouff ou peut etre bientot la democratisation du teletravail au sortir de la « crise immobiliere » faut de logement en ville.

    Bref etudie c’est alienant et travailler c’est alienant rien de nouveau. Mais « travailles bien et tu seras médecin plus tard » je dirais plutot a mon gamin « soit bien payer tu vivras confortablement et medecin est une des voies les plus probable pour y arriver ». Et oui jamais le travail n’a promis le bonheur mais de l’argent oui au lendemain de 1789.

    Pour ma part j’ai toujours etudie pour le plaisir et je continue, et le boulot j’essaie de ne pas oublie que c’est pour l’argent, l’existence sociale et rien d’autre. Mais ce n’est pas obligatoire il y a d’autre schema pour vivre confortablement mais le plus simple et le plus durable cela reste le travail. Si je pouvais vivre sans travailler je serais inquiet pour mes enfants comme un communiste des annees 70.

  10. Une vision un peu pessimiste Le client concernant l’asie non? Je pense que le principal problème viendra de la déplétion des matières premières…

    Quand à vivre sans travailler, pourquoi serais tu inquiet pour tes enfants?

  11. Le problème c’est que l’on a voulu faire des bacheliers de tous les élèves, maintenant on veut faire des étudiants de tous les bacheliers.
    Certaines filières bac + 5 ou 6, avant d’arriver au bout on sait qu’il n’y a pas de débouchés alors dire « j’ai bac+5 et pas de boulot » ne doit étonner personne.
    Il aurait mieux valu orienter vers des filières plus courtes et qui souvent en jètent moins sur un CV mais dans lesquelles on sait qu’on bossera toujours.
    Quant aux gosses, un fils de médecin ne doit pas être obligatoirement médecin, d’ailleurs ce n’est pas héréditaire : j’ai un copain dans ce cas, il est charcutier-traiteur et il gagne bien sa vie avec moins de boulot que papa et surtout beaucoup moins de stress.
    Maintenant c’est vrai que ça a pas mal grincé dans la famille… bien que finalement ce soit un peu la même branche ;-)

  12. Gilles (Objectifs Liberté)

    La plupart des gens ne savent pas ce qu’ils veulent faire de toute façon ou le découvre tard, ce qui est bien normal ! De plus on évolue en fonction des années. Pour ma part cela a été mon cas : des sujets comme l’économie, l’histoire, la sociologie, la nutrition ne m’intéressait pas du tout il y a 20 ans.

    Les études selon moi te donne une capacité d’analyse, de synthèse et valide certaines aptitudes mais pour ce qui est de te donner un travail à vie et de surcroît passionnant j’en doute. Pourquoi ? car ce sont des entreprises qui te fournisse du travail en fonction de leurs besoins et non des tiens. Par contre il ne faut pas oublier l’aspect social du travail.

    Tout claquer pour faire autre chose demande de faire un calcul très précis car si on peut prendre des risques, il faut les calculer.