Interview de Julie du blog Working Mama

 

le blog d'une working mama

Working Mama, traduction possible « Maman travaillant / qui travaille »… sauf que Julie n’est pas une Working mama comme les autres car question enfant ce n’est pas (encore) ça. C’est dans sa tête pour « un jour » mais en ce moment, elle a d’autres projets aussi importants à ses yeux.

Alors pourquoi l’interviewer ? Reprenons sa baseline « Geekette pas out à fait maman mais tout à fait… entrepreneuse ! ».

Nous y voilà donc. Julie m’intéresse par son exemple, sa ténacité et sa volonté de réussir sur le Net. Petite introspection générale dans cette jeune fille pleine de joie :-D

Bonjour Julie, en 2/3 lignes, ta vie, ton oeuvre, ton blog, tes enfants, ton mari, le nom de ton poisson, etc.

J’ai 28 ans, toutes mes dents et je suis graphiste/webdesigner (ndlr : tiens ça me rappelle quelque chose… je suis intégrateur HTML et webdesigner lol)

Développeuse freelance, à plein temps en auto-entreprise. Dans ma vie il y a un chéri, 29 ans, musicien professionnel et amoureux de sa console (et de moi aussi un peu, normalement).
Un chat très chiant mais qu’on aime bien quand même.

A cause du nom de mon blog, tout le monde croit que j’ai un gamin mais en fait pas du tout. Comme on révise sérieusement nos cours de biologie de 4ème avec mon WorkingMan, je prévoyais en le créant que ce blog se transformerait un jour en blog de mère entrepreneuse. C’est de la pure anticipation, d’où le sous-titre. J’attends avec impatience de pouvoir l’enlever, soit dit en passant. (ndlr: tu ne bosses pas assez tes cours de 4ème mdr)

Que penses-tu de cette Working Mama ? 
2011/06/day-in-life-of-full-time-working-mama.html

J’en pense que c’est le portrait de beaucoup de femmes aujourd’hui. La jongle permanente, les journées de malade, le double taf « mon job/ma vie de mère », sans aucune pause, jamais. Le plus drôle c’est que la société semble prendre pour acquis que c’est normal.

Que c’est normal qu’une nana bosse toute la journée mais qu’elle rempile directement en rentrant en s’occupant de ses gosses comme si elle avait passé sa journée à glander. Et avec le sourire, s’il vous plaît.

Elle dit « j’ai la chance d’avoir des patrons compréhensifs qui adaptent mes horaires« . Clairement, oui. Sauf que ça ne devrait pas être une chance. Ca devrait être UNE NORME.

Quel métier pensais-tu faire à 12 ans ?

Tu veux vraiment que je te le dise ?

Ok. Je décline toute responsabilité si tu perds des lecteurs, par contre. Je voulais être bouchère. Alors, ce n’est pas le métier en lui même qui pose problème, non. C’est la raison qui me poussait à vouloir le faire. Il faut savoir que j’adore la viande crue. Genre, les carpaccios, les tartares, tout ça, j’en mangerais tous les jours. Et gamine, je disais « plus tard je serai bouchère pour pouvoir manger de la viande crue quand je veux ». Ca faisait beaucoup rire ma mère. Voilà, t’étais prévenu. (ndlr : zut alors, t’aurais pu me faire des prix mdr)

Penses-tu qu’il y a de la vie dans l’Univers ? Autre que la notre…

Je pense même qu’on est envahis jusque dans nos cabinets de toilettes, oui. Non mais c’est vrai, regarde un peu ce qu’il se passe dans le monde.

On marche sur la tête. Pour faire autant de conneries, on est forcément aidés par une puissance sur-humaine. Une force extérieure. Une autre forme de vie qui nous regarde nous embourber, jusqu’au dernier, en se marrant et en attendant de venir nous remplacer. Je ne vois pas d’autre explication.

Combien de fois vas-tu chez le coiffeur par an ?

Ca dépend (ça dépasse). Les bonnes années, deux fois. Les mauvaises… les mauvaises. J’ai des boucles plein partout alors de toute façon, coiffeur ou pas, personne ne remarque rien, j’ai tout le temps l’air de sortir du lit. Donc quand j’y vais, c’est pour égaliser discrétos le dégradé et pour avoir le plaisir de m’admirer pendant une journée comme si j’avais radicalement changé de tête.

Les autres par contre… j’ai arrêté de leur dire, ça leur évite de mentir du genre « ah oui dis donc, ça te va trop bien« . Ouais, c’est ça, bisous.

Es-tu plutôt tenue féminine ou masculine ?

Tout dépend de la période de ma vie dans laquelle on se place. Parce que par exemple, ado, je mettais des bagguys et je faisais du roller. J’avais des pantalons trois fois trop larges pour moi et des Van’s aux pied que ma mère appelait « des écrase-merde ». C’est pour te donner une idée du degré de féminité que j’ai pu adopter, il fut un temps.

Mais depuis mes 20 ans, ça a beaucoup changé et je suis féminine. Ni trop, ni pas assez. Normale, j’oserais dire. J’aime bien me mettre sur mon 31 quand on sort. Mais je me maquille très peu. La tenue de tous les jours c’est plutôt jean, converses girly à motifs, joli top et sautoir. En gros. Mais je suis pas sectaire, je mets AUSSI des spartiates.

[Ca va arriver tes questions, je réfléchis à ce que je vais te demander :P Ce soir ou demain, tout dépendra de l’heure à laquelle je quitterai le bureau! ]

S’il n’y avait pas Internet, que ferais-tu en ce moment ?

Je te l’ai déjà dit: bouchère. Faut suivre!

Et sinon, je serais certainement toujours musicienne de scène et musicienne intervenante en milieu scolaire, comme dans ma vie d’avant. Elle était marrante, ma vie d’avant, mais je crois que je préfère ma vie de maintenant. Cela dit, comme avant ne se passe jamais en même temps que maintenant, on est bien obligé de traverser l’avant pour arriver au maintenant. Sans compter ce qu’il se passera après.

Bref. Question suivante?

Demain, on t’assigne à être juré dans un procès, comment réagis-tu ?

Mal, je crois. Avoir l’avenir de quelqu’un entre les mains, ça me fait pas triper du tout! L’embêtant dans la justice, c’est qu’on parle toujours d’impartialité, d’application pure de la loi, etc. Mais je n’y crois pas trop. Dans la mesure où on ne juge que par rapport à sa culture et donc, avec des a priori. Pour moi la vraie impartialité n’existe pas au sens strict du terme. On peut tenter d’être le plus impartial possible, s’approcher toujours plus près de l’impartialité. Mais l’être vraiment…je ne sais pas. Et pour cette raison, j’aurais peur de faire une erreur de jugement, sans jeu de mot.

Facebook / Twitter / Google+, quel est ton grand amour ?

Facebook, sans aucun doute. La page WM, c’est ma bouffée d’oxygène quotidienne entre deux lignes de codes, mon défouloir entre deux courbes de béziers (blague de graphistes, cherchez pas).

Cela complète le blog de façon un peu fun, on se marre pas mal. J’aime mes likers, qui me le rendent bien. Une petite communauté sympa, qui grandit doucement et à laquelle je me suis attachée plus que je ne l’aurais imaginé! Sinon, twitter et Google+…bof bof. J’ai des comptes mais j’adhère pas.

Twitter car le style d’expression ne me convient pas (les statuts notamment, trop courts), et Google + parce que c’est trop récent, je ne me sens pas encore à l’aise là bas. Et puis de toute façon, il paraît que si tu likes la page WM, ta vie devient automatiquement plus belle. Donc pourquoi aller voir ailleurs, on se demande.

Quelle est la plus grosse bêtise que tu as faite dans ta vie ?

J’avoue, y en a eu plein.

On retiendra cependant celle qui m’aura valu la seule et unique gifle assenée par mon paternel : quand j’étais petite fille, j’étais uen petite coquine, mi-peste/mi-tornade. J’ai fait croire que mon grand-frère (de deux ans mon aîné) était tombé dans le puits, derrière chez mes grands-parents. Je me rappelle encore de la sensation cuisante sur ma joue.

Le pauvre, il a eu certainement la plus grande trouille de sa vie, faut le comprendre. Et je me suis bien évidemment arrangée pour ne plus jamais mériter une claque de Papa. Une seule m’avait largement suffi.

Si tu vivais dans le monde de Star Trek, quel personnage serais-tu ?

Mince. Fallait bien que tu me poses une question délicate. Figures toi que je n’en sais rien. Parce que Star Strek, j’ai regardé deux fois dans ma vie. Et la dernière fois, ça doit remonter au moins à 10 ans. Si tu veux par contre, je peux te dire qui j’aimerais bien être dans Les Aristochats, dans Ally McBeal ou dans Star Wars. Là oui.

Qu’est-ce qui te déplait le plus en toi ?

Physiquement : mon gros orteil droit. Cassé en cour de gym il y a 15 ans de ça, jamais retapé correctement, tout déformé. Horrible. J’ai fui les sandales pendant des années tellement je le détestais. Et puis à force de crever de chaud l’été, je me suis fait une raison (et j’ai mis des spartiates, donc, si tu as bien suivi).
Moralement : l’agressivité que je peux développer quand on m’énerve. Dans la vie, je suis une fille très gentille, sympa, souriante, tout ça. Mais je peux devenir tellement méchante! Dans ces moments là mes mots dépassent souvent ma pensée. C’est un truc de famille, ma tante est pareille, par exemple. En contrepartie, j’ai développé une faculté incroyable de présentation d’excuses. Et puis aussi, ceux qui me connaissent le savent, donc ils évitent de me souler, comme ça je ne suis pas désagréable et tout le monde est content.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Leave a Reply

7 comments

  1. Working Mama

    Héhé, c’est vrai que quand on a commencé l’interview, c’était encore secret alors j’avais rien dit…mais y a un polichinelle dans le tiroir! J’entame le 4ème mois :P

    Merci pour ce bon moment!

  2. Originales les questions de ton interview : j’aime bien ! Et je ne connaissais pas ce blog…

    • En fait ces questions viennent d’un délire entre-nous, est hop ça a fini en interview ! Ce qu’on peut se dire comme bêtises entre blogueurs par mail ! mdr

  3. Merci pour cette belle interview ! Sympa ton blog Working mama :)

  4. Martha

    Lol, on ne peut s’empecher de sourire en lisant ton interview ; sacré bout de femme working mama; et….. Félicitations

    • Et enceinte maintenant, donc mon intro est fichue ! Pfffffff, rhaaaaaa les nanas ! mdr

  5. perfica

    Toujours agréable les interviews. Je découvre un nouveau blogue à chaque fois. :)