C’est une phrase qui fait partie de l’éducation positive vue par Faber et Mazlish à peu de choses près, dans le livre « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » et les fascicules associés.

Mettons les choses dans leurs contextes, imaginons un enfant, garçon ou fille, venant à la rencontre d’un de ses parents et demandant de manière abruptes, sans forme, voire avec une pointe d’arrogance, de l’énervement, avec un ton un poil « moutarde forte ».

Exemple : Il faut que tu me raccompagnes maintenant, ça urge ! (Façon taper du pied ou en tirant sans respect)

Comment réagiriez-vous ?
Avant de lire la suite, prenez quelques secondes pour penser à votre réaction à chaud si votre enfant vous répondez ainsi (avec l’ambiance sus-citée).

Cette phrase qui pourrait être apparenté à de l’insolence peut nous déranger, nous surprendre, nous rendre livide, silencieux jusqu’à nous mettre en colère. Notre réaction pourra être aussi virulente que la demande et l’affrontement commence alors. Et vous connaissez ce genre de cas, ne me dîtes pas que ce n’est jamais arrivé (sauf pour les plus petits peut-être).

Alors un moyen simple (et ce n’est pas le seul), c’est de répondre ceci, de manière calme mais autoritaire et respectueuse (bref, ne beuglait pas sur votre enfant, ça ne servira à rien sinon) :

 Je n’ai pas envie d’entendre ce que je dois faire…

On pourra laisser un blanc histoire de faire son petit effet, sinon enchaîner sur :

Ce que j’aimerais entendre c’est « Papa, je suis prêt à partir, peux-tu me raccompagner maintenant, s’il te plait ? »

Votre réaction si vous étiez cet enfant énervé par un contexte extérieur dont nous ne connaissons aucunement la cause, mais sommes le point exutoire à ce moment là ? Faites de même dans votre entourage proche, entre adulte, en couple, vous verrez le résultat.

Allons plus loin. Avez-vous remarqué ? Non, sauf peut-être ceux qui voguent sur la voie de l’éducation positive et l’écoute des sentiments des enfants.

Dans cette réponse, étudiez le comportement du parent, ses mots utilisés, etc.

Voyons en détail :

  • AUCUNE agression verbale,
  • La colère ou le non-respect de l’enfant EST IGNORE par l’adulte,
  • DESCRIPTION des faits et des sentiments uniquement,
  • AUCUNE accusation sur la colère de l’enfant l’adulte fait les frais,
  • UNE SOLUTION est proposée !

 

Généralement l’enfant se reprendra devant une telle réponse. Et, par expérience personnelle, il reprendra peu ou pour la réponse proposée pour reformuler la demande.

Ensuite arrêtez-vous là ! Inutile de revenir 25 fois sur la situation ou vous perdre en conjecture sur le respect, la colère, etc. Vous gâcheriez tout le travail accompli juste en répondant de cette manière.

Au mieux, faites un câlin à l’enfant si la situation (temps, stress, etc.) le permet.

 

Tous les jeudis (ou presque), ça causera « éducation » sur WonderMômes, c’est ma participation à son rendez-vous !

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Papa Blogueur

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