Avec les mini-moi, il y a des moments magiques, des moments à pleurer, des moments tendresse ou confesse… malheureusement il y a aussi des moments où  on changerait bien de rôle avec les éboueurs du mardi matin.

Plantons le décor…

17h55 : papa blogueur rentrent avec les 2 couillus du P.A.R.C (faut pas dire le mot tout haut) avec une énième tentative de défouloir dans le but de les coucher tôt, sans bis « Papa encore un câlin » 10 fois de suite.
La méthode ? Les faire courir avec chacun un ballon (parce que sinon le grand gardera le sien, parce que c’est le sien, hein !) autour d’un carré d’herbe tout en épiant la balançoire squattée par un gamin depuis 17 minutes et 53 secondes non stop. Pour les non-parents, le P.A.R.C est un lieu de rencontre de géniteurs aux cernes bien pleines qui tentent de faire des micro-sieste, le dernier marmot coincé dans le creux du bras, moi y compris.

17h58 : madame maman donnant le biberon à micro-mini-moi, dans notre canapé super confortable, crie tout à coup « ça déborde !« . Qui, que, quoi, dont, où ? La casserole ? Le biberon ? Noonnnnnnnnnn, la couche ! Micro-mini-moi, coincée du cul depuis 2 jours, s’est sentie d’inspiration pour faire un dégasage rapide et truand dans la pure lignée de ses frères.
Le cratère de la petite princesse accoucha en mode rafale d’une coulée onctueuse type boursin pas frais, à la couleur d’un vert militaire, depuis son royal postérieur. S’infiltrant à travers les différentes épaisseurs pour exploser sur les jambes de son adorable môman chérie. Une odeur d’un pet de chien dérangé emplit soudainement la pièce, un truc à faire vomir les cafards !

17h59 : savez-vous ce qui se passe lorsqu’on retire vivement un bébé qui boit son biberon ? Sur le trajet canapé – table à langer, minipouce s’est mis en tête de me renvoyer l’ascenseur. Après tout c’est vrai que j’avais une énorme envie de changer de t-shirt, j’aurais préféré sans le vomito dessus.

18h00 : hurlant telle une casse-noisettes castafiore dans tous ses états, papa blogueur demande à grand-mini-moi de donner du sopalin à madame maman.
« Combien de feuille ?« , s’exclama-t-il en riant « Petite soeur a fait caca sur maman, petite soeur a fait caca sur maman, etc.« , oui bon on le sait qu’elle s’est oubliée comme une petite vieille sur sa môman chérie, fallait pas en remettre une couche. D’ailleurs question pertinente purement mathématique, si un bébé vous chie dessus (ainsi que sur le coussin adjacent) en moins de 2,3 secondes, plus rapide qu’X-Or pour se transformer en justicier de l’espace, dont la consistance et la densité des excréments est supérieure ou égale à celle la purée en sachet, combien de feuille de papier absorbant faut-il pour se débarrasser du surplus gluant ? Tic, tac, tic, tac, driiiiiiiiiiiinnnggg, donnez-lui le rouleau et ça sera plus simple !

18h01 : d’ailleurs en parlant de couche, une fois celle-ci séparée avec un bruit de ventouse du petit corps gigotant de pupuce, c’est à ce moment précis qu’elle se décide à me pisser dessus ! Rien de bien méchant après-tout, mon super t-shirt venait déjà d’être sacrifié sur l’autel de la déjection, un peu plus ou un peu moins. Ça en devient presque risible.

18h07 : lavée de près, séchée, rhabillée avec le 3ème body de l’après-midi, papa blogueur reprend sa fifille chérie sur l’épaule afin de prendre des nouvelles du salon devenu aussi silencieux qu’un champ de mines. Madame maman passe en courant vers la salle de bain, la main devant la bouche, tentant d’éviter à son tour de nous montrer les restes du dernier repas façon vomito express, le retour de la vengeance. Faut avouer que ça flinguait grave, on n’en menait pas large.

18h09 : changement de t-shirt en 2 temps, 3 mouvements. A peine micro-mini-moi remise à bras qu’elle me fixe d’un regard quasi-vitreux d’un condamné à la chaise électrique. Ho, ho, c’est mauvais tout ça ! Avez-vous vu le premier film Exorciste ? J’ai eu le droit à la version courte… Comment un estomac si petit peut-il contenir encore autant de lait ? Je me le demande encore d’ailleurs…

18h15 : nouveau prélavage, séchage, essorage en mode rapide, ponctués de micro-hurlements d’indignation, micro-mini-moi se fend enfin d’un sourire radieux, comment lui en vouloir alors ? 😀

Quelques nettoyages de sol plus tard, la maison a déjà oublié ce qui s’est passé, pas nous, mais bon, ce sont les aléas de parents tout cela.

 

Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/84335369@N00/2888609784/

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Papa Blogueur

Blog d'un papa de la métropole lilloise.

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