Echoes of the End, une aventure ambitieuse malgré ses limites 🎮✨
Echoes of the End est le premier jeu du studio indépendant islandais Myrkur Games, qui signe une entrée remarquée dans le paysage des jeux d’action-aventure en 2025. Propulsé par l’Unreal Engine 5, ce titre vous plonge dans un univers heroic fantasy inspiré des paysages islandais, où vous incarnez Rin (ou Ryn), une héroïne dotée d’une magie ancienne, en quête pour sauver son frère capturé.
A la sauce Zelda avec son gameplay et ses énigmes, si l’ambition du projet est palpable et offre une expérience visuelle frappante, le jeu se révèle hélas handicapé par plusieurs défauts techniques et un manque d’identité marquée, qui limitent son impact global.
Cet avis a été fait à partir d’un test Steam/PC d’une partie inachevée. Je n’ai pas encore terminé le jeu mais je voulais déjà faire un rendu dessus.

Table des matières :
Un univers visuel immersif et soigné
Echoes of the End frappe fort sur le plan esthétique. Le studio a su tirer parti de l’Unreal Engine 5 pour créer des environnements variés et saisissants : montagnes enneigées, forêts mystiques, villages en ruines, le tout baigné par une direction artistique soignée.
Les panoramas sont souvent à couper le souffle, renforçant l’immersion grâce à une modélisation fine et des effets de lumière bien travaillés. Cependant, ce plaisir visuel s’accompagne d’un choix frustrant entre deux modes graphiques : le mode qualité sublime mais peu fluide (souvent sous 30 fps) et le mode performance plus stable à 60 fps mais moins impressionnant visuellement.
De plus, malgré ces atouts, certaines animations semblent rigides et quelques textures manquent parfois de netteté, ce qui rappelle le statut encore jeune du studio. Pour un début c’est déjà pas mal du tout, avec le temps et le succès, gageons que le studio sortira des opus plus marquant encore.
Gameplay : entre énigmes ingénieuses et combats perfectibles
Le gameplay d’Echoes of the End mélange phases d’énigmes, de plateforme et combats. Si les puzzles sont globalement bien conçus, variés et apportent un vrai souffle d’originalité, ils prennent une place disproportionnée par rapport à l’action, au point que le jeu déroute parfois ceux attendant un vrai « God of War-like ».
Les combats, eux, reposent sur des combos simples, esquives, roulades et parades et cela en fonction de la difficulté choisie. Si vous préférez le mode « histoire » comme j’ai pu le tester, les combats sont plutôt simples et le jeu avance aussi plus vite.
Pourtant, ces affrontements manquent de dynamisme et de rythme, en partie à cause d’un système de ciblage capricieux et d’une parade qui, si bien utilisée, ne stoppe pas toujours l’animation d’attaque, compliquant la réactivité. Certains boss sont décevants, répétitifs ou mal mis en scène, tandis que les pouvoirs magiques évoluent dans un arbre de compétences qui apporte un intérêt progressif mais sans profondeur majeure.
Narration et personnages : un récit classique au charme discret
L’histoire d’Echoes of the End s’appuie sur un scénario classique mais construit, centré sur la relation entre Rin et son compagnon Abraham Finley. Le lore est présent et assez détaillé, mais la narration reste linéaire et bavarde, avec des dialogues parfois lourds ou peu engageants, encore plus en version « histoire », mais c’était mon choix :-).
Rin, bien que héroïne principale, peut apparaître antipathique ou distante, rendant difficile l’attachement émotionnel. Les personnages secondaires apportent peu à la profondeur de l’histoire et globalement, la progression scénaristique manque de véritables rebondissements marquants, ce qui limite l’impact émotionnel.




Technique et finition : un premier projet à polir
Techniquement, Echoes of the End est impressionnant pour un premier jeu d’un petit studio, mais souffre encore de plusieurs maladresses. Dans les premiers temps du jeu, avant certaines mises à jour et patchs sur Steam/PC, les joueurs on pu relever des bugs de collision, des scripts qui peuvent bloquer la progression, une caméra parfois capricieuse, ainsi que des problèmes de performance notables selon les configurations et plateformes. Mais malgré plusieurs mises à jour depuis la sortie, le jeu conserve une sensation d’inachevé qui nuit à l’expérience globale. Notons tout de même que des jeux plus gros comme Cyberpunk 2077 étaient sortis avec de nombreux bugs notables surtout sur les consoles et encore plus sur les anciennes générations.
Donc tant qu’à critiquer les petits studios, il faut penser aussi à la concurrence. Espérons que les patchs à venir rendront le jeu meilleur pour les nouveaux joueurs. Donc autant patienter un petit peu avant de continuer l’aventure dessus.




Pour qui est fait Echoes of the End ?
Echoes of the End s’adresse principalement aux amateurs d’énigmes et d’exploration posée, prêts à tolérer un gameplay d’action moins nerveux. Si vous recherchez des combats intenses dignes des mastodontes du genre, ce jeu risque de décevoir par son rythme et sa répétitivité.
Par contre, les joueurs appréciant un univers visuel immersif, une narration travaillée et une aventure alternant moments calmes de réflexion et phases d’action modérées y trouveront une expérience honnête. La comparaison fréquente avec God of War souligne le potentiel du studio mais aussi l’écart de moyens et de finition.
Les plus et moins
Les +
- Direction artistique et décors saisissants
- Énigmes variées et ingénieuses
- Progression par arbre de compétences
- Ambiance immersive portée par Unreal Engine 5
Les –
- Combats répétitifs, rythme inégal
- Personnages peu marquants, narration bavarde
- Bugs techniques et choix frustrants entre qualité/performances selon les devices et les mises à jours progressives
- Manque d’identité et finition parfois inégale
Echoes of the End obtient la note d’un jeu prometteur mais encore perfectible, à considérer pour un public patient et amateur de défis cérébraux autant que d’exploration visuelle.
Conclusion : un jeu prometteur à suivre de près
Echoes of the End est une belle surprise pour un premier titre, avec ses environnements magnifiques, son lore intéressant et des mécaniques d’énigmes bien pensées. Toutefois, le jeu déçoit par son manque d’identité forte, ses personnages peu attachants et un système de combat perfectible, parfois ralenti par des choix techniques frustrants et des bugs persistants.
Malgré ces défauts, le travail du studio Myrkur Games laisse entrevoir un potentiel certain à suivre dans leurs futurs projets. Pour les curieux et les fans d’aventure contemplative, l’expérience reste recommandable, en gardant en tête que le jeu nécessite quelques ajustements pour vraiment s’imposer.