La malbouffe ou les mauvaises habitudes alimentaires peuvent vous amener à avoir un excès en acide urique jusqu’à de douloureuses crises de « goutte ». Cette forme particulière d’arthrite peut toucher les hommes entre 30 et 60 ans mais pas que…

En fonction des symptôme, il est possible d’agir avant qu’il ne soit trop tard en suivant des conseils de votre médecin traitant et d’un diététicien. Mais souvent, le fort taux d’acide urique est lié à une surcharge pondérale importante et/ou une consommation excessive d’alcool. Mais son origine peut aussi être génétique.

L’acide urique, c’est quoi ? Quelles sont les conséquences ?

L’acide urique est un déchet que le métabolisme produit normalement en quantité raisonnable. Il est le produit final de la dégradation des purines contenu dans les aliments et les boissons.

Mais lorsque l’acide urique est produit en excès ou que son excrétion est insuffisante, il s’accumule dans le sang et se dépose « goutte à goutte » dans l’organisme sous forme de cristaux, dans les articulations particulièrement provoquant une inflammation articulaire aiguë (crise de Goutte).

L’obésité et la surconsommation d’alcool sont de grands facteurs de risque de la goutte. Un régime adapté, une perte de poids progressive et une activité physique régulière sont fortement recommandés dans le cas de taux élevé d’acide urique.

Excès d’acide urique : quels aliments à supprimer ou à limiter

Certains aliments et certaines boissons consommés à outrance favorisent l’accumulation d’acide urique dans l’organisme. De plus, une consommation de repas riches en lipides sera un facteur de prise de poids ce qui augmentera par conséquent le risque de goutte. C’est un cercle vicieux.

Dans tous les cas consulter un diététicien est indispensable pour vous lister les aliments à supprimer de votre alimentation et ceux tolérés de manière apériodique.

La liste ci-dessous est indicative d’une teneur moyenne à élevée en purine. En priorité il faut éviter ou arrêter de consommer : les alcools, les boissons sucrées (les versions light ou O% ne sont pas concernées), les viandes rouges, les poissons gras, le chocolat, les légumes à grandes feuilles, les champignons, l’huile de coco et de palme, les produits de boulangerie et pâtisserie riches en beurre et en sucre.

Les aliments / boissons ayant une forte et moyenne teneur en purine :

Attention, il ne faut pas « bannir » tous les éléments de cette liste. Il faut en consommer de manière modérée à ultra modéré (voire pas du tout pour les alcools et produits gras) en fonction des conseils de votre diététicien.

Les boissons :

  • Les alcools forts
  • La bière (même sans alcool)
  • Les sodas et jus de fruits riches en fructose et sirop de fructose

Les viandes-Poissons-Œufs :

  • Les viandes rouges et/ou grasses (boeuf, cheval, mouton, agneau, poule, canard)
  • Les viandes de gibiers
  • Les viandes, poissons et volailles frits
  • Les viandes, poissons et volailles fumés
  • Les viandes, poissons et volailles panés
  • Les charcuteries (saucisson, saucisses, merguez, pâté,…)
  • Les abats
  • Les poissons gras : anchois, sardines, hareng, truite, saumon, anguille, maquereau, thon, carpe, brochet, …
  • Les soupes et les œufs de poissons
  • Les coquillages et autre fruits de mer : pétoncles, St-Jacques, huîtres, coques et moules
  • Les crustacés : crevettes, crabes, langoustines, homards, langoustes
  • Les plats en gelé
  • Les plats en sauce (surtout sauce au vin)
  • Les bouillons de viande et en cube

Les féculents :

  • Les légumineuses à outrance (à consommer modérément)
  • Les frites, les chips, les biscuits apéritifs, les plats cuisinés du commerce (souvent sucrés)
  • La pâte à tarte brisée ou feuilletée au beurre
  • Les croissants, pâtisseries, viennoiseries et les produits de boulangerie/pâtisserie riches en beurre et en sucre
  • Les gâteaux industriels
  • Les céréales de petit-déjeuner et barres de céréales (trop) riches en fructose
  • Les farines et céréales complètes (pain, céréales, …) à manger modérément en alternance avec les autres
  • Le son et les germes de blé
  • Certains fruits secs : cacahuètes, …

Les légumes :

  • Certains fruits et légumes dont ceux à grandes feuilles épinards, bettes, rhubarbe mais aussi les asperges, artichauts, choux, oseille, fraises, framboises, groseilles, myrtilles, …
  • Les champignons

Les produits laitiers :

  • Le lait entier
  • Les yaourts entiers, aux fruits ou sucrés, brassés, grecs, … (> à 40% de matières grasses )
  • Les crèmes dessert
  • Les fromages forts, persillés et ceux à plus de 20% de matière grasse
  • Le beurre et préparation à base de beurre
  • Le saindoux
  • Les margarines dures

Autres :

  • Le cacao et le chocolat + les confiseries et bonbons
  • Le sel et certains épices
  • Le ketchup, la sauce barbecue, la marinade et autre condiments gras, sucrés et salés
  • L’huile de coco et l’huile de palme (huiles végétales hydrogénées)

Comment réduire le taux d’acide urique ?

Chaque cas est différent. Suivez les conseils de votre médecin traitant et de votre diététicien. Mais en premier lieu, il faut favoriser l’élimination des purines dans le corps.

Pas de miracle, pour cela il faut boire beaucoup (jusqu’à 2 litres par jour) mais pas n’importe quelle eau et les varier régulièrement surtout les eaux minérales gazeuses bicarbonatées

Faire le plein en vitamine C.

Atteindre et maintenir le poids santé idéal du patient.

Eviter les graisse saturées.

Limiter ou arrêter la consommation d’alcool.

Un régime alimentaire adapté en cas d’hyperuricémie

Un régime alimentaire sera conseillé par un diététicien pour diminuer le taux d’acide urique dans le sang d’une part, mais aussi pour diminuer l’excès de poids. Mais une perte de poids trop rapide sera un frein à l’élimination de l’acide urique. De même pour le jeûne ! Les professionnels veilleront donc à vous favoriser les aliments à faible teneur en purines de votre alimentation.

Le régime devra de composer de 3 repas équilibrés par jour et de collations matin et après-midi si besoin. De plus la cuisson à l’eau, poché, à vapeur, au four ou en grillade sont les plus recommandées dans le cas présent.

La liste des aliments conseillés en cas de crise de goutte (à faible teneur en purines) :

Les boissons :

  • Les eaux minérales alcalines en priorité : Vichy, Pougues, Vlas St Jean, St Yorre, Badoit, …
  • Les eaux du robinet, de sources
  • Le thé, café et tisanes

Les viandes-Poissons-Œufs :

  • Les poissons maigres (cabillaud, colin, sole, bar…)
  • La partie blanche de la volaille (sans la peau)
  • Le tofu
  • Les œufs
  • Le jambon de dinde
  • Le jambon blanc dégraissé sans couenne
  • Le boudin blanc

Les féculents :

  • les pommes de terre
  • Les pâtes (sauf les complètes)
  • Le pain (sauf le complet)
  • Le riz, la semoule et les céréales (sauf les complets)
  • Les oléagineux : les amandes, les noix (de cajou, de Pécan, de Macadamia …), les noisettes, les pignons et les pistaches
  • Les légumineuses (moyennement riche en purines, à utiliser modérément)
  • Le pain pita
  • Le pain azyme
  • Les tartes et dessert avec pâte à base d’huile d’olive de préférence faits maison

Les légumes :

  • Les fruits et légumes et notamment ceux riches en vitamine C et antioxydants (poivron rouge, papaye, kiwi, orange, mangue, brocoli, choux de Bruxelles, fraise, pamplemousse, jus de légumes, …)
  • Les avocats
  • L’ail
  • Les graines de chia et de lin
  • Les soupes de légumes (autorisés)

Les produits laitiers :

  • Le fromage à moins de 20% de matière grasse et fromage végétal
  • La crème fraîche à 15% de matière grasse maximum
  • Les laitages allégés
  • Le lait demi-écrémé, écrémé et tous les laits végétaux (soja, amande, riz…)
  • Les margarines non hydrogénée

Autres :

  • L’huile de lin, de noix, de colza ou de noix
  • Pâte à tarte à base d’huile d’olive
  • Le curcuma

Sans oublier une bonne activité physique régulière et adaptée.

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