Un livre précieux, un livre nécessaire“, cette baseline en dit plus en quelques mots qu’en plusieurs paragraphes.

Que faisons-nous dès le réveil ? Généralement, on râle. “C’est déjà l’heure ?“, “Naaaaaaaaaaaaan, pourquoi il/elle se réveille déjà, c’est dimanche“, “Il est froid, je n’aime pas l’hiver“, “Où son ses sacrés chaussons, jamais à leur place“, etc.

Râler est un mode de pensée purement français.

Du point de vue des étrangers, c’est la “norme” en France de mettre en avant nos malheurs et de nous plaindre sans cesse.

Nous français, nous passons notre vie à râler. Contre tout et rien, contre les bouchons, contre la pluie qui mouille ou encore contre les plats trop froids ou trop chauds, il n’y a pas de limite à ce phénomène qui nous bouffe la vie. Mais une fois que l’on met le doigt dessus, qu’on nomme les choses comme elles le sont vraiment, il est clair qu’avec des efforts notre point de vue changera alors et nous cesserons de râler.

Râler pourrit notre vie mais aussi celle de notre entourage, notre famille, nos amis, nos collègues. On râle pour combler le vide, on râle pour se rendre intéressant, on râle pour se faire plaindre, on râle tellement que l’on y fait plus attention… Nous non, mais ceux qui nous entourent si ! Ils s’éloignent peu à peu, ils nous regardent différemment, ils s’énervent à leur tour contre nous, ils pensent que nous ne pouvons pas changer, que nos positions sur des idées précises sont indéfectibles… et en fin de compte que nous sommes de vrais cons mais surtout des râleurs.

Frustration, fatigue, énervement, accablement, agaçement, confusion, démoralisation, écoeurement, jalousie, impatience, vexation, pessimisme, pertubation et enfin… la solitude, c’est ce que nous gagnons à force de râler !

A toujours mettre en avant nos défauts, nos problèmes, notre vie devient négative, nous ne pensons plus qu’en accusant les autres de tous nos maux et tracas. Au lieu de nous valoriser, nous nous diminuons ainsi que notre entourage. Et notre plus grande excuse est la suivante : “On n’y peut rien, nous avons été éduqué comme cela, c’est la société qui veut cela, impossible de faire autrement“, et pourtant…

Il est très difficile d’avouer ses fautes, encore plus lorsqu’on est parents. Combien de fois, à tort, accusons-nous nos enfants de leurs comportements abusifs, excentriques, agaçants, colériques et j’en passe (salut jean !) en souhaitant ardemment qu’ils soient sage comme des images, ou plutôt comme les enfants des voisins dont nous sommes jaloux !

Si nous-même acceptions nos fautes, si nous regardions la vie différemment, si nous passions plus de temps avec nos enfants et nos proches qu’à les rejeter sous excuse de “je n’ai pas le temps, débrouilles-toi tout seul, je dois faire le ménage, va voir papa ou ton frère“, et la liste et longue, sur un ton énervé, agaçé, voire colérique mais souvent diminutif. Nous serions alors plus heureux, plus souriant, plus à l’aise avec nos problèmes et l’éducation de nos enfants.

Mais râler nous rassure, on reste dans la “norme“, “on est pareil aux autres“, et changer, c’est affronter la différence, c’est avouer que notre bonheur est meilleur que notre malheur. Et quel mal y a-t-il à vouloir être heureux ?

J’arrête de râler, est-ce possible ?
Le passage du pessimisme à l’optimisme.

Mais comment s’en libérer ? Laurent Gounelle mais évidence ce point dans la préface de “J’arrête de râler” de Christine Lewicki”. Cet ouvrage est incontournable, c’est le numéro 1 des éditions Eyrolles depuis sa publication, c’est pour vous dire. Personne n’avait réellement prévu à quel point ce sujet intéresserait du monde, la preuve que les français sont des râleurs, mais aussi qu’ils souhaitent sortir de cet engrenage infernal.

Pour la petite histoire, Christine, comme tout à chacun, était une bonne râleuse. Française expatriée aux états-unis, elle a rencontré un mode de pensée différent. Fatigué de se sentir lasse, usée par la lutte quotidienne contre toutes les petits choses de la vie, elle a pris conscience du chaos qui régissait la sienne. C’était déjà une première chose. La seconde fut de vouloir changer, mais en reportant à plus tard cette action : “lorsque j’aurais le temps, lorsque mes enfants seront plus grands, lorsque je serais moins fatigué, etc.“. Puis un jour elle s’est mise au défi d’arrêter de râler TOUT DE SUITE !

Mais pourquoi un tel besoin de réactivité ? Pour profiter de la vie tout simplement. De vivre le moment présent, d’aimer sa famille et ses enfants sans les voir comme des monstres qui fagocitent son temps et sa force vitale, le tout baigné d’un optimisme, d’un bonheur et d’un légèreté qui lui faisait défaut jusqu’alors. La vie s’écoule trop rapidement, le moment présent c’est la vie. La passé est derrière nous et le futur n’est pas encore écrit. Devons-nous donc tabler sur ce futur incertain ou réagir tout de suite ? Vous connaissez maintenant la réponse.

Est-ce si facile de changer un mode de vie ancré depuis notre propre enfance ? Non. Absolument pas et Christine ne le cache pas. Elle s’est donc lancé un défi à l’américaine, “arrêter de râler en 21 jours !”. Tout d’abord sur un blog (www.jarretederaler.com), qui a vite fait un buzz, puis à travers son livre, que j’étudie en ce moment, et que je vous invite à lire aussi.

Tout au long de sa rééducation comportementale, elle s’est livrée par vidéo et publications écrites sur son blog, jour après jour. Son challenge intéressa vite du monde, la presse et la radio relayèrent son invitation à changer et s’invitèrent même sur son blog. Et en retour, elle y trouva un soutien quotidien et des expériences à tirer des leçons sur son challenge.

Chaque jour avant de publier son articl elle pensait :

“Si j’avais râlé, qu’est-ce qui m’avait amené à râler ?
“Si je n’avais pas râlé, qu’est-ce que j’avais changé pour y parvenir ?

Je trouve ces deux phrases très édifiantes. Une simple remise en question journalière, accompagnée tout de même d’un lourd travail sur soi, peuvent réellement nous changer ? Oui. Et c’est ce qu’affirme Christine Lewicki. Son livre nous partage son expérience sur le sujet ainsi que sa méthode pour ne plus râler en 21 jours !

21 jours plus tard, est-on guéri ? Non, c’est un effort au quotidien mais les graînes sont semées afin de continuer à évoluer dans le bon sens et notre entourage nous remerciera de nos efforts…

Défi : j’arrête de râler en 21 jours. Une remise en question de soi en profondeur et avec du temps.

Je ne pourrais pas vous résumer entièrement l’ouvrageJ’arrête de râler de Christine Lewicki“, il est tellement riche de conseils et de vérités qu’il y a trop à dire en un simple article, déjà très long ;-D.

Une fois passé les premiers chapitres mettant en évidence les défauts de râler, les petits conseils pour vivre mieux, environ les 2/3 du livre, s’annonce enfin le challange “21 jours pour arrêter de râler” !

Cette partie est peut-être la plus intéressante de l’ouvrage, mais toute seule elle ne vaudra rien. Avant de se lancer dans cet exercice de remise en question il faut reconnaître ses défauts et le pourquoi de nos petits manies négatives. Ne passez donc pas directement à cette partie sans lire le reste du livre.

Personellement, je ne suis pas encore arrivé à cette partie. Je lis et relis les premiers chapitre afin de mieux cerner mes défauts, de changer déjà quelques points comme le conseille Christine, par exemple :

  •  Se lever du bon pied et éviter de râler la première heure de la journée,
  • Ne voyez pas négativement le monde qui vous entoure, même en cas de problème (ascenceur coincé, queue à une caisse de supermarché, etc),
  • Oser demander de l’aide à votre entourage,
  • Sachez négocier avec vos enfants au lieu d’imposer et d’ordonner,
  • Notez (ésrieusement) vos râleries répétitives, et cessez de les répetter petit à petit, trouvez des solutions pour ne plus y faire face,
  • Etc.

 J’arrête de râler en illustré.

Un autre atout à ce livre, les illustrations de Lili la baleine (www.lililabaleineverte.fr). Elles sont excellentes (j’adore ses créations et je vous invite à visiter son blog) et tellement vrai. Elle montre visuellement les propos de Christine avec humour et sérieux à la fois.

Petit bémol, j’aurais aimé en voir plus, pour chaque situation concraite par exemple. Le visuel marque beaucoup, pour certains plus que l’écrit. Dans le livre “J’ai tout essayé !” d’Isabelle Filliozat, j’avais apprécié justement cette intrusion bénéfique et abondante de l’image dans le texte.

Et ensuite ?

Le temps que je termine le livre et que je mette en branle ce challenge, je reviendrais vers vous pous donner mon opinion sur cette méthode. Car ra^ler me pèse beaucoup, et avec plusieurs enfants , il y a des raisons à cela ! mdr

Et vous, faites-vous partis de notre grande famille de râleurs ? Comment gérez-vous ? Que pensez-vous des autres râleurs qui vous entourent ? Pensez-vous et voulez-vous changer ? :-D

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5 comments

  1. Vinie

    Je râle aussi beaucoup mais mon Homme bien pire. En fait, on râle beaucoup plus quand on manque de sommeil, en fin de journée ou quand pleins de trucks négatifs nous arrivent en même temps… Mais on sait aussi positiver et voir le bon côté des choses ^^

  2. Suis je prêt à me lançer dans la lecture de ce livre ? Je veux dire me lancer efficacement, avec l’objectif de m’améliorer… Il faudra que je le fasse un jour mais je crains d’avoir trop de choses à faire durant les prochains mois…

    • c’est ce que se disais Christine, la rédactrice de ce livre, ensuite elle s’est posée la question, pourquoi toujours repousser ?

  3. helene d'avril

    il y a râler et râler ….
    ca dépend pourquoi et contre quoi .
    mais une remise en question est toujours intêressante
    je vais essayer de le trouver en médiathèque

  4. Pingback: 3 livres qui ont changé ma façon de voir le monde : du livre dont vous êtes le héros à la remise en question de soi | Papa Blogueur