Ma femme et moi avons été invité au Nouveau Siècle à l’une des séances AMADEUS. Un ciné-concert de l’ONL (Orchestre national de Lille) sous la direction de Ernst van Tiel. Le jeune et talentueux Julien Lespagnol était au piano, accompagné du Choeur Régional des Hauts-de-France et d’Éric

Cela faisait un moment que je n’avais pas mis les pieds dans cette salle mythique et je dois dire que la transformation des lieux est épatante !

Ces 4 et 5 novembre dernier le film de Miloš Forman, Amadeus (1984) a donc été mis en valeur avec une musique si prenante que le silence et l’attention ce sont immédiatement instaurés.

A savoir, le film de Miloš Forman ne retrace pas la vraie vie de Mozart. C’est une adaptation libre qui peut porter à confusion. De nombreux points sont divergents de la réalité historique de la vie de ce grandiose compositeur. Néanmoins, la qualité du film, en VOSTF s’il vous plat et aux multiples oscars, nous a plongé dans un moment de pure extase autant visuel qu’auditif.

Une fois le barrage de protection à l’entrée du Nouveau Siècle passé, puis guidés efficacement, nous avons trouvé nos places bien en vue de la scène. A savoir qu’il n’est pas nécessaire d’être tiré à quatre épingles pour assister à la programmation de l’ONL. C’est ouvert à tous et souvent quelque soit l’âge.

L’attente ne fut pas longue jusqu’à l’arrivée progressive des musiciens sur scène. Message à l’attention du public, pas de photos ou de vidéos, ce qui est logique.

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : Amadeus, ciné concert

Puis vint le moteur de l’arrivée du 1er violoniste puis du chef d’orchestre. La salle s’emplie alors d’applaudissement puis le silence se fait et le ciné-concert commence.

La musique s’insinue alors en nous dès les premières notes. C’est comme être transposé ailleurs, dans une bulle à la fois solitaire, parce qu’on ressent chacun en soi, mais aussi par une osmose silencieuse et à l’écoute de tout le public. Un panel d’émotions intenses se mélangent alors dans un désir partagé de regarder à la fois le film de Miloš Forman mais aussi de ne pas lâcher des yeux les musiciens.

Au fur et à mesures des minutes, scène après scène, les chœurs comme les musiciens, sous la houlette du talentueux et reconnu Ernst van Tiel nous en ont mis plein les yeux et les oreilles.

Et il n’y a rien de statique dans un tel ciné-concert. Toute la scène sous l’écran géant n’était qu’une partition vivante où transfigurés dans leur passion, les musiciens accompagnaient leurs instruments par des mouvements tout aussi harmonieux que les notes qu’ils produisaient. Et sans compter ce chef d’orchestre qui suivait presque chaque geste porté à l’écran par Amadeus ou Salieri. C’en était presque effrayant de savoir qui du maître ou de l’acteur guidait chaque bras, chaque bouche, chaque corde ou percussion tout au long de la séance.

Lorsque l’entracte arriva, ce fut déjà une première acclamation. Et il suffisait de tendre l’oreille pour se rendre compte du succès de cette séance.

Je vous abrège de l’autre moitié du ciné-concert pour arriver directement à la fin. Non content d’accompagner Mozart dans sa dernière demeure à l’écran, nous avons eu droit à un bonus tout le long du générique dont un solo de Julien Lespagnol était au piano.

Puis s’en est venu l’acclamation ! C’était au tour du public de rendre un hommage plus que mérité à tous ces talentueux artistes. A part quelques personnes sûrement plus que pressées de partir, tout le monde est resté en salle pour applaudir encore et encore, jusqu’à s’en faire mal aux mains, pendant de longues secondes puis de longues minutes. A tel point que le chef d’orchestre est revenu sur scène 4 à 5 fois saluant à son tour, remerciant aussi l’ONL pour ce spectacle et pour enfin nous montrer la dernière page de la partition, vierge, afin de nous faire comprendre qu’il était temps de nous séparer…

De l’avis général dans le brouhaha cacophonique qui s’en suivit, ce fut un vrai succès !

Merci encore l’Ochestre National de Lille de nous avoir invité à une telle séance. La dernière fois que j’ai ressenti autant d’émotions face à un orchestre classique, ce fut devant l’œuvre complète de Carmina Burana. Une autre œuvre, un autre genre, mais qui prend autant aux tripes.

Source photo : perso & l’Orchestre National de Lille

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