C’est le mot que j’ai le plus entendu ces derniers temps le matin à l’école. Les grilles ouvrent à 8h20 et dès cet instant c’est un marathon digne de New York qui s’écoule dans un laps de temps limité. Le tout emballé avec son lot de tortues et de lièvres, saupoudré de grogneurs et autres notes en sol pleureur.

Dès que sonne le glas, le troupeau parental n’a qu’une but : fuir cet endroit grouillant de marmots afin de retrouver un monde d’adulte « civiliés »… Sauf pour les plus productifs dont la poche ventrale, tel un Kangourou renferme, encore un à plusieurs spécimens perpétuant leur descendance…

Durant les 20 petites minutes permettant l’accès contrôlé à cet édifice d’apprentissage immémorial, nous parents sommes une source intolérable d’anxiété et de stress pour nos chères têtes blondes (et brunes, et rousses, et j’en passe, salut Jean !).

A vrai dire, cette sensation est aussi palpable que la mousse sur nos lèvres d’une bière pression dont la saveur délicate de se voir arracher notre enfant pleurnichant les yeux embués de larmes peut éventuellement avoir un arrière goût acide et citronné.

Un « Allez, Allez, Allez » est scandé de 1001 façons par 1001 parents (surtout des mamans) avec une brouette d’excuses plus ou moins honnêtes, mais ça le gamin ne le sait pas, enfin bien que, c’est comme le Père Noël, on croit qu’ils ne savent pas, même si eux le savent mais ne veulent pas qu’on sache qu’ils n’y croient plus, de peur de ne pas avoir leurs cadeaux et chocolats en prime… Vous m’avez suivi ? Bien on continu, pour les autres, mettez cela par écris et rendez votre copie dans 30 minutes.

Ambiance match de foot, sans ballon ni gradin et sans foot aussi tiens, notre horloge interne biologique, squattée par un sermonage névrosé en règle, rappel de nos retards de lycéen, proviseur grincheux en prime, nous pousse à vivre ce moment délicat de dépôt d’enfant en maternelle, comme un sprint marathonien digne des meilleurs films « Disney Familiy » sur les chaînes du câble.

Du côté des primaires par contre, il y va du minimum syndical : ouverture des portes de la totomobile familiale avec un  « Allez, Allez, Allez, il y a des voitures derrières », à un poussif câlin et nombreux bisous craignos à souhait, face à l’assemblée de copains tordus de rire le regard moqueur, de la part de parents qui ne savent pas lâcher leurs enfants.

Et ensuite ?

Tout ces « Allez, Allez, Allez » laisse place à un troupeau de mamans agglutinés à différents endroits de la cour ou du pavé celon, car les papas ont déjà filé, parfois avec les mamans aussi, ventre à terre pour jouter dans un autre combat pour plus grand… l’Autoroute ! Et oui, même adulte, on joue encore avec des voitures (no comment).

On se demandera alors, en morale de cette histoire, si le décharge de marmots en urgence, pire que la série TV, n’est pas qu’une excuse pour papoter chiffon et papier avec toutes ses autres mamans, qui chérissent ce moment extraordinaire de la journée, avec la récupération du soir, bouffée d’oxygène et d’échappatoire à cette vie de dingue que nous avons.

Sur ce, je préconise de laisser à nos chères maîtresses (et maîtres) nos enfants de manière tendre et gentille. Boudiou, il n’y a pas le feu au lac et de toutes manières on sera toujours en retard contre le temps qui passe !

 

Tous les jeudis (ou presque), ça causera « éducation » sur WonderMômes, c’est ma participation à son rendez-vous !

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