« mon école pour Lina » un faux blog qui a fait couler beaucoup d’encre…
Peur, indignation, colère, injustice, amusement des plus clairvoyants même dans une premier temps. Jusqu’à ce que le FAKE apparaisse. La tromperie a fait plus de mal que de bien à tous les niveaux.

Depuis, plusieurs gros sites ont détaillé le projet avant l’annonce officielle ci-dessous, remettant les pendules à l’heure sur la campagne destinée à émouvoir le public.

Cette opération marketing organisée via un premier volet sur des blogs dont le mien et de nombreux autres acteurs des réseaux sociaux fut un mauvais plan. Cette stratégie ne possédait pas une réflexion profonde et suffisante quand aux conséquences directes ou indirectes sur le public parental visé.

Mais avant d’aller plus loin, je m’excuse une nouvelle fois pour le tort que je vous ai fait subir.
Je n’ai pas réfléchi aux conséquences, pensant bien faire en voulant vous sensibiliser sur le thème abordé.

Une large palette de sentiments a gagné chacun de nous, vous, moi, toi. Cela fait mal et cette douleur aura au moins permis de mettre en évidence que tout le monde est différent et que chacun ne perçoit pas les mêmes choses sur un fait donné.

Depuis, je me suis expliqué à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux et par email. Beaucoup ont compris la situation calmement et se fut un plaisir de dialoguer avec eux jusqu’à tard dans la nuit.

Avec mon premier article sur le faux blog, le teaser de cette campagne, j’ai touché le coeur de pas mal de mamans faisant l’école à domicile (IEF). On m’a éclairé à de plusieurs reprises sur les conditions et le choix d’une telle instruction. Il faut du courage, du temps et de l’amour pour franchir le pas car ce n’est pas une chose aisée, et je les félicite. Un retour sur la question serait certainement très intéressant.

 

Quel est objectif finale de l’ONG « Plan International » ?

plan-international

Avec « Mon école pour Lina » le faux blog, l’ONG a voulu dénoncer l’esclavage domestique. Ceci à l’occasion de la 4ème Journée internationale des filles du 11 octobre 2015, pour nous alerter sur ce phénomène qui prive d’éducation 11,3 millions de filles dans les pays en développement.

Le but : mobiliser et aider des millions de filles dans le monde à reprendre le chemin de l’école.

  • Parce que dans le monde, 1 fille sur 5 est privée d’éducation.
  • Parce qu’ici, en France, cette réalité peut paraître lointaine, voire inconcevable.
  • Parce que l’exploitation des filles est une réalité : dans le monde, 11,3 millions de jeunes filles sont des travailleuses domestiques privées d’éducation et de perspective d’avenir.

Plan International a souhaité marquer les esprits et inciter à la mobilisation de tous !
Le premier point est gagné sans aucun doute, le second reste à voir dans le temps.

Cette campagne a choqué, c’est peu dire…
Mariages forcés, pas de libre accès à l’éducation et l’esclavagisme sur les petites filles, voici les trois points mis en avant par l’ONG. Eléments qui n’ont eu que très peu d’écho médiatique pour le moment comparé au choc initial.

Plan International souhaite continuer à être entendue et vous invite à écouter UN VRAI témoignage.

Celui d’Urmila, une jeune Népalaise qui a été exploitée pendant 12 ans comme Kamalari, autrement dit comme esclave domestique, au Népal, je vous laisse regarder la vidéo ci-dessous.

Pour ceux qui souhaite l’écouter, Urmila Chaudary sera à Paris la semaine prochaine pour raconter son expérience et son combat contre ces pratiques dans son pays. Urmila a pu bénéficier de l’aide de Plan International, tout comme 3 700 enfants Kamalaris sortis de ce système d’esclavage domestique malheureusement encore en cours au Népal.

Merci d’être aux côtés de toutes les filles qui n’ont pas accès à l’éducation. Dites OUI à l’éducation pour toutes !

A lire ou à relire aussi, un article très intéressant sur l’esclavage des enfants au Népal : les Kamalaris : http://www.planfrance.org/actualites/news/notre-lutte-contre-l2019esclavage-des-enfants-les-kamalaris/

 

Plan International en quelques mots

Depuis 75 ans, Plan International agit dans les zones les plus pauvres en faveur de plus de 80 millions d’enfants et de jeunes dans le monde, et plus particulièrement, pour ceux qui sont exclus du fait de leur religion, de leur ethnie, de leur lieu de vie ou tout simplement parce que ce sont des filles…

Parce qu’un changement réel sur le terrain ne peut être obtenu qu’avec l’implication de tous, l’ONG s’explique : nous fédérons et faisons participer l’ensemble des acteurs : les communautés, les partenaires, les donateurs, et surtout les enfants. C’est la meilleure façon de s’assurer que les programmes correspondent bien à leurs besoins et que les bénéfices seront durables.

Pour donner aux enfants et aux jeunes les moyens de construire leur avenir, 4 910 projets de développement sont conduits actuellement dans 51 pays et dans 4 domaines d’action :

  • La satisfaction des besoins vitaux des enfants et des jeunes (santé, nutrition, eau et environnement)
  • La protection contre la violence et l’exploitation
  • L’éducation et la formation
  • La connaissance et la défense de leurs droits

Pour en savoir plus sur Plan International : http://www.plan-international.fr

Suite au Bad Buzz, interrogée par la presse, Plan international répond à la question sur l’emploi de ce type de campagne (déjà utilisée par le passé) dans les mois ou années à venir, voici leur réponse : « Ce n’est qu’un levier parmi d’autres, peut-être que l’année prochaine on offrira des guirlandes de fleurs ou des câlins gratuits. L’idéal serait qu’on n’ait plus jamais besoin de communiquer sur ce genre de problématiques. »

 

Un petit mot pour la fin…

A la suite des nombreuses polémiques, beaucoup de gens ont perdu le thème principal de cette campagne, cela peut se comprendre mais pas totalement.

J’ai été ciblé, et je ne suis pas le seul, par des propos divers et variés sur tous les tons que l’on peut imaginer. Puis on m’a accusé d’avoir coupé les commentaires sur le teaser publié lundi dernier ou de bloquer certaines personnes sur les réseaux sociaux. Oui je l’ai fait après vous avoir écouté et répondu. J’ai pris de mon temps pour répondre au mieux à votre remarques, colère, curiosité voire vos insultes, mais cela ne suffit pas à tout le monde.

Pourquoi une telle décision « qui n’est pas digne en matière de communication » ?
Parce qu’il est difficile de trouver les mots justes, sans mordre avec autant d’hardeur négative en réponse à des mots qui portent à l’atteinte aux autres. J’ai expliquer mon rôle dans cette campagne, et la plupart d’entre-vous l’ont compris et je les remercie.

Mais d’autres continuent encore à s’acharner sur le point de la rémunération et du manque de la notification « sponso » dans le premier article qui n’était que l’introduction du partenariat. Ils fustigent aussi contre une ONG qui n’aurait pas le droit de payer pour faire passer leurs messages ! Faisant part à plusieur reprises de leur indignation que nous blogueurs, ou autres utilisateurs de réseaux sociaux concernés dans la campagne, puissions avoir accepté un tel deal. Par contre ils ne réfutent aucunement une campagne presse ou audio-visuelle sur le même sujet et de la même manière…

Énormément de blogueurs de tous gabarits acceptent des propositions sponsorisés et j’en fais parti, ce qui est notifié en titre ou bas d’article. Mais ce deal comportait 2 closes. Un premier article qui se voulait surprenant afin de faire réagir l’auditoire, et logiquement sans mention pour ne pas éventer l’action de l’ONG. Puis un autre, pour où tout serait expliqué avec la mention sponsorisée, tout comme l’ajout dans le premier. Certains nous reprochent donc ce fait, mais aussi ce manquement aux règles de l’agence de comm, jusqu’à remonter à l’ONG… C’est une leçon qui coûte à tout le monde. La campagne aurait du être pensée autrement et nous de réexpliquer les règles.

Mais dès les premières remontées, je l’ai signalé, attendant rapidement des instructions pour révéler les dessous du faux blog. Surtout devant l’ampleur exponentielle du Bad Buzz. La réponse de Plan Internationale, malgré mes relances répétées, ne m’est arrivé que tard au soir : « Oui vous pouvez indiquer que c’est un Fake »…
Mauvais timing, pas de prise de décisions suffisantes, le mal était déjà en place.

J’ai lu des messages de personnes ne me connaissant pas, n’ayant jamais lu mes articles, avouant devant tout le monde n’avoir ni consulté le poste teaser, ni s’être renseigné sur la campagne, ni connaître l’ONG MAIS forcément trouver cela honteux, indigne, odieux et je vous passe les noms d’oiseaux. Je m’excuse donc de l’image que je leur ai donné.

Mais je voudrais surtout mille fois m’excuser d’avoir pu faire du mal à vous tous qui me suivez, me lisez, riez avec moi, pleurez aussi, participez à mon blog, à sa vie, avec vos commentaires et vos partages, mais surtout à vous les mamans qui font l’école à la maison. Comme je l’ai précisé, j’ai discuté avec vous, merci Sandrine pour ton soutien et tes indications, de ta colère justifiée et tes inquiétudes.

C’est difficile de prendre tout en compte, d’être soi-même tout en étant impacté de manière si personnelle. Ça fuse de partout, du bon, du mauvais, des gens que je connais ou pas, des déceptions et de remises en question. Cela ne sera pas terminé et on me critiquera encore quelque soit mes mots, mes actions, mes regrets. Car je ne ferais pas ce que chacun de vous attend de moi suite à cette campagne !

Vous êtes tous différents, vous avez tous vos idées, vos façons de le dire, et c’est tant mieux je dirais. Mais j’espère profondément que cela ne vous arrivera jamais à vous. Car les mots font mal, les mots ont des pouvoirs tels qu’ils font bouger des foules, des peuples ou détruire des nations ou simplement suivre la marche sans penser aux conséquences, autant de ma part que de la votre.

Ces même mots, cette même motivation, vous pouvez l’utiliser pour soutenir Plan International qui lutte pour offrir une éducation à toutes les filles du monde…

[Article sponsorisé]

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4 comments

  1. maman poisson

    Mouais enfin, quand j’ai repris tes propos sur l’école obligatoire à 6 ans hier… j’ai eu le droit à une réponse sarcastique, donc …. heu …on en restera là.

  2. Isabelle de Guinzan

    Bon tout cela a fait assez polémique comme cela donc je ne souhaite pas forcément y revenir mais quand même moi je soutiens ! C’est le principe du bad buzz, nous choquer, nous secouer pour au final attirer notre attention et mieux nous faire réfléchir. Je trouve dommage le reste, même si je peux essayer de le comprendre (personnellement je n’aurais jamais fait aucun lien de moi-même avec l’IEF). Donc revenons sur l’essentiel : relayer ce message et soutenir !

  3. Benoit

    Dommage que sur cet article la mention « Sponsorisé » ne soit qu’a la fin… contrairement aux autres articles, et après on s’étonne que les lecteurs ralent… et ca décrédibilise le contenu de l’article