On est tous passé par là plus ou moins longtemps, les devoirs !
Ce jour je me suis amusé à retomber en enfance pour imaginer (ou me souvenir) de la manière dont je pouvais voir les devoirs, humour en prime 😀

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Sont malins les parents, petits on ne se rend pas compte des prémices aux leçons et autre apprentissages. Pour nous c’est un jeu, d’abord le langage, puis le gribouillage, ok pas sur les murs, sur le chat on peut ? 🙂

Peu à peu les gommettes, le collage, le découpages (houaaaaaaaaa super j’ai le droit d’avoir des ciseaux), le coloriage, sans dépasser surtout même si c’est de l’art, mais les grandes personnes elles aiment quand c’est carré même si elles te demandent un rond, va comprendre Charles, puis elles te grondent si tu fais un triangle. Puis les premiers vrais tracés (l’ébauche de l’écriture).

Niais comme nous le sommes, pour nous ce n’est qu’un jeu jusqu’au jour où papa et maman se débarrasse de nous dans une salle remplie d’autres marmots bruyants et joufflus, pour faire la même chose « mais en mieux » !

Bien sûr c’est pas si drôle (surtout au début), y a des règles (encore et encore et des nouvelles en plus) et maman chérie n’est pas là (surtout ses bras).

A la limite de découper les barreaux de la grille à la meuleuse pour nous emmener en classe (si, si, c’est le « mot » qui va nous poursuivre longtemps) sous nos hurlements déchirants qui fend le coeur à la génitrice cachée sous la haie à 5 mètres de là. Enfin au moins elle peut causer avec les autres qui zieutent aussi le mouchoir dans la main imbibé de larme, retenue par les habituées pour les empêcher de venir nous reprendre.

Et là commence la galère. Si les premières années nous sommes exent de ramener du travail à la maison (expression de « papa »), il existe tout de même un compte-rendu de nos exercices en « classe ». Normalement jusque là tout se passe relativement bien, sauf peut-être la note « bavarde trop en classe » ou « très timide, ne participe pas ». Enfin, c’est toujours notre faute, les parents ne remettent jamais en cause le seul adulte qui nous accompagne « la maîtresse ». On serait tellement mieux sans quand même. 😉

Puis on nous félicite pour notre passage « en primaire » (mais qui a inventé ce terme débile ?). Déjà on nous dit que l’école (autre mot à retenir, ça va durer longtemps) est maintenant « obligatoire » (et tu pouvais pas le dire AVANT non ?) mais qu’en plus on a la super chance de continuer notre exploration du savoir à la maison !

TADAAAAAAAAAAA les DEVOIRS sont là.

Alors il est vrai qu’au début c’est marrant, facile, léger, popa ou moma sont avec nous (merci ça permet de faire un câlin) puis on nous demande d’apprendre des leçons, des poésies (j’aime pas la poésie !), d’écrire son prénom (puis tout plein de trucs), de compter, calculer, multiplier (pourquoi faire ?), additionner (non ça c’est avant), diviser, sans oublier les dictées (beurk), le français, l’orthographe, copier et recopier, user les stylos, les feuilles, les cahiers, les coudes aussi voire même les yeux !

Et à un moment donné, on réalise que papa et maman ne sont plus aussi gentils, la maîtresse non plus d’ailleurs. Moi je m’en fiche des devoirs, le soir en revenant de l’école, j’ai envie de jouer, de m’amuser, de rire, de chanter, de foutre le b… (et de me faire punit, gronder, sermonner, remettre en place avec plus ou moins de forme selon les générations ou l’éducation (positive ?)), de manger aussi (j’ai toujours faim moi), mais sortir mon cartable, mon cahier, ma trousse, ça ma rappelle juste une chose, qu’à la maison c’est aussi l’école. Alors où est la « vrai » maison ? Celle sans soucis, qu’avec les jeux ?

Ah, je ne suis plus un bébé ? Parfois j’aimerais l’être à nouveau mais si je le dis ou je le montre, on me remet dans le droit chemin, j’aime pas et je crise. C’est le cercle vicieux et les adultes, eux ils ne calculent rient, j’ai droit aux sermons du style :

« De mon temps on en avait plus à faire (et alors je m’en balance, tu es grande et tu n’as plus de devoir maintenant)

« Tu verras cela te servira plus tard (arrêtes tu te sert de ton téléphone pour compter tes impôts alors pourquoi je dois apprendre mes tables de multiplication ?)

« Si tu ne fais pas tes devoirs tu finira sous un pont (euh, je peux te faire la liste des gens qui ont réussi sans diplôme ? Y a même un mec vachement jeune qui est plein aux as avec son face de bouc !)

Et si tend bien l’oreille, tu apprends que si l’école est obligatoire, les devoirs eux, ne le sont pas ! Mais, mais, mais, on me mentirait là ? En prenant ton courage à 4 mains (empruntent ceux de ton frère avec, ça aidera), ou lors d’une bonne crise, tu lâches le morceau. Et là, le parent il n’a pas l’air con et te sort « oui mais dans ton école c’est pas pareil », ah ok « on peut changer d’école ? « . Option 1, le parent est cool et change de sujet voire t’explique plein de trucs pour noyer le poisson (mais ne veut pas que tu en chope un à la ducasse), option 2 il s’énerve et te colle 10 lignes en plus pour se mêler de des affaires des adultes, et le frangin tire la gueule, lui n’a rien demandé.

A partir de là, le parent te prend pour un couillon naïf et candide. Car face à notre détermination de refouler toujours plus tard (jusqu’à parfois le dernier moment) les choses à faire, on apprend aussi la procrastination. Les adultes ont oublié que ça leur est tombé dessus très très jeune, ceux-ci usent alors de 1001 méthodes pour que nos neurones travaillent et nos cahiers de remplissent, y en a même certains qui en font des blogs et gagnent plein de frics sur notre dos, je veux des royalties !

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La match de tennis style Roland Garros commence alors.

On improvise un « j’ai oublié le cahier », la mother répond « Pas malin ça, j’appelle de suite ma copine, son fils est dans ta classe », premier SET pour la mum ! Ça va se payer cher.

On lâche un « Je l’ai fais en garderie », le mother me demande mon cahier pour vérifier les fautes, faut faire profil bas style « c’est une blaguuuueeeuuux, j’allais le faire justement », ça passe ou ça casse. Second SET pour la mum 🙁

On tente un « Allez maman, je suis si fatiguééééééééééé, on pourrait pas faire un câlin, je t’aide à faire à manger et on les fait « après » ? « . La mother craque devant les yeux style chat poté et c’est gagné, reste plus qu’à se faire oublier après le repas pour les « devoirs ». Enfin c’est pas ma faute si le temps passe si vite ! Balle dans mon camp ! 😉

Et ceci peut durer très très longtemps jusqu’au jour où…

Les parents avouent :

  • que nous sommes autonome (mais pas suffisamment pour aller à l’école tout seul, cherchez l’erreur)
  • qu’ils n’ont plus le temps, faut aussi s’occuper des 2,3 ou 4 autres (là on passe en mode couillon jaloux)
  • qu’ils n’ont plus les compétences pour nous aider (ah, ah, notre vision de nos idoles vient de s’écrouler)

 

YOUPIIIIIIIIIIIII à partir de là, les devoirs (car bon après tout on n’a pas le choix et certains trucs sont mêmes intéressants) on les fait à l’heure qu’on veut (ou pas, mince) et comme on veut (la tête en bas, les pied sur le dossier du canapé).

S’en suit alors notre super scolarité en dents de scie, en fonction de nos envies, nos passions, nos compréhensions du travail, etc.

Et à la fin diplôme (ou pas) en poche on fait quoi ?

Et bien, comme papa, on ramène du travail (devoir ?), à la maison !

Souriez, vous en avez encore pour longtemps !

Note : Et tu te rends compte qu’en plus certains parents en rajoutent une couche avec des « devoirs de vacances » ? Nous prennent vraiment pour des ânes, non ? D’une part on n’est pas motivé, d’autre part le mot « vacances » ne veut pas dire « travailler », non ? Au pire, c’est le moment de relancer le débat sur l’obligation des devoirs, puisque là, il n’y a pas d’école ! 🙂

Cadeau bonux :

Les P’tits diables, le cahier de vacances
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=zNBA8lKKu9I[/youtube]

Les P’tits diables, le bulletin de notes
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=8Ri7hYf4QyU[/youtube]

 

Tous les jeudis (ou presque), ça causera « éducation » sur WonderMômes, c’est ma participation à son rendez-vous !

les jeudis éducation de Wondermômes

 

 

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17 comments

  1. Valérie WonderMômes

    Le deuxième épisode que tu as mis est passé hier soir en plus lol Super billet, ça sent le vécu lol 😉

  2. laetitia unemère

    alors, vraiment merci pour ton billet qui est super bien écrit, j’ai adoré le lire en me mettant à la place de mes enfants (c’est pareil partout…)
    du coup, pour la maman « devoirs » que je suis, c’est dur d’entendre tout ça. Mais ça remet en place aussi. Si je suis d’accord avec le fait que la maison doit rester distincte de l’école, et que les devoirs doivent être à minima, voire même inexistants, je pense que c’est aussi un moyen pour les parents de contrôler où en sont rendus nos enfants dans leur apprentissage scolaire et de permettre un soutien supplémentaire quand il y en a besoin. Les cahiers de vacances sont pour nous un moyen de « ne pas perdre » ce qui a été vu dans l’année pendant les grandes vacances (même si on n’est pas hyper assidus, on en demande un peu). Et pour les vacances, la lecture et l’écriture de cartes postales aux amis et à la famille sont aussi notre moyen de les faire travailler un peu!

    • Oui je me suis dit qu’un ton humoristique en prenant la place d’un enfant pourrait être sympa vraiment pour s’imaginer ce qu’ils ressentent. Car nous adulte, on a oublié de l’être… un enfant !

  3. Cécile Lefebvre

    merci beaucoup pour cet article plein d’humour et de vérité 😉

    j’adore le dialogue façon roland garros!

  4. Carine P

    J’adore!! Euhh ton article bien entendu pas les devoirs. Eh bien tu vois je crois que mes devoirs enfants me dérangeaient moins que ceux de mes enfants. Le soir, à peine fini de goûter devoir faire les devoirs avec les 2 grandes c’est pas toujours drôle surtout quand la lutte que tu as décrit se met en place 😉 Ma grande pas trop de soucis, par contre ma 2eme oublie souvent un truc… Et quand je pense que les 2 petits auront eux aussi des devoirs plus tard aie aie aie 😉
    Mais d’un autre côté je trouve que c’est bien plus simple d’avoir un petit exercice a faire pour apprendre une leçon. Eh oui, comment savoir si l’enfant a compris la règle des a, à sans exemple. Enfin les devoirs n’était déjà plus censé existé lorsque nous étions enfants, la loi date de 1969 si je ne me trompe pas alors contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire ça fait très longtemps que c’est comme ça et ce n’est pas la première chose à modifier pour que l’école devienne plus efficace 😉
    Enfin voilà les devoirs c’est aussi le moment où les adultes sont un peu obligé de s’intéresser a ce que font leurs enfants à l’école (surtout pour les plus jeunes qui peuvent être valorisé quand ils commencent à lire par exemple). Alors de ce côté là les devoirs me plaisent.
    Et sinon les devoirs de vacances, moi elles adorent 😉 mais bon on n’en fait que quand elles ont envie et c’est surtout pendant les trajets où en attendant autre chose (le temps que mamie finisse de débarrasser avant d’aller à la plage…)

  5. Caroline

    Bonjour !
    Tout d’abord merci pour ce billet qui m’a beaucoup fait rire 😉 Ca fait relativiser en tant que parent. On a souvent tendance à oublier que nous aussi avons été enfant 🙂
    Pour ma part l’épisode le plus chaotique chaque année est celui des fournitures scolaires ! Epreuve qui dure généralement tout un après-midi pendant lequel mes deux garçons (9 et 7 ans) font des pieds et des mains pour un cartable ou un stylo ! ^^
    D’ailleurs cette année j’ai opté pour une toute autre méthode : les fournitures en ligne ! (pour ceux que ça intéresse, j’ai tout fait ici :
    En 2 heures tout était claveté et ils ont fait beaucoup moins de chichis 😉

    • oui j’y ai fait une partie de mes courses de la rentrée l’an passé, mais cette année, on a profité des promotions d’auchan, on fait au mieux pour payer le moins cher