Phénomène presque logique suite au Coronavirus, on pourrait s’attendre à quoi d’autre en ce moment (#sigh!), les masques de protection, les lingettes de nettoyage et les gants sont devenus des objets du quotidien. Même si le port du masque n’est pas obligatoire partout, il est encore indispensable dans la plupart des magasins ou dans les café/restaurant par exemple.

Malgré des consignes strictes et des rappels du bon sens, beaucoup se débarrassent de leur masque directement dans la rue (voire même devant chez eux, un peu comme les mégots de cigarette) en les jetant simplement par terre.

Les alarmes sont tirées, les équipes de propreté des villes voient de plus en plus de masques et gants usagés à même le sol. On en a même retrouvé dans toilettes des gares et des lieux publics ! Cela peut entraîner des conséquences imprévues, comme le bouchage de canalisation, des inondations localisées et des reflux d’eaux par conséquent comme en Belgique, des professionnels ont du intervenir pour des débouchages dans Bruxelles. La nature n’est pas oubliée bien entendu, loin de là. Les masques ont remplacé les seringues dans les parcs, les parterres de fleurs ou encore dans la campagne !

Rappelons que les masques et gants ne sont ni biodégradable, ni recyclable ! C’est réellement un problème écologique. Si durant le confinement la pollution a diminué drastiquement, le contre-coup est énorme et tout le monde s’en fout ou presque.

Composé le plus souvent de polypropylène (qui composent les feutres géotextiles), les masques jetables sont devenus un vrai fléau pour l’environnement. Cette matière a une durée de vie de 25 ans, et donc commence seulement à se décomposer après 25 ans. Et il faudrait plusieurs centaines d’années (+ de 450 ans pour certains masque) pour se dégrader entièrement. Alors imaginez les millions de masque et protections qui sont produits chaque jour et un grand pourcentage jetés au sol.

A cet effet, l’utilisation de masque réutilisable et en tissu est préférable aux jetables. Mais question de coût et de facilité d’usage, les gens préfèrent le plus simple d’utilisation, mais aussi le plus polluant.

Face à cette incivilité, des sanctions ont vu le jour. Dans certains pays européens, car cette incivilité ne touche pas que la France, le flagrant délit de dépôts clandestins de masques, gants ou lingettes sera soumis à des amendes allant jusqu’à 300 euros. En France, les amendes sont pour le moment de 68€ pour lutter contre ce manque de civisme, mais elles pourraient être élevées à 135€ et avec pour preuve la vidéo-protection. Les contrevenants pourront être accusé même si les forces de l’ordre ne sont pas présent lors des faits.

Rappelons ici le bon sens commun, ces objets non recyclables et doivent directement être jetés dans les poubelles dont le contenu est prévu pour incinération. Encore plus si vous avez été atteint ou vous côtoyez une personne atteinte du COVID-19. Un emballage dans un sac hermétique est plus que recommandé avant de mettre les masques et autres protections à la poubelle (et avec une pause de 24h00 minimum entre temps). Car le virus reste sur la surface du masque mettant en danger les personnes qui entretiennent les voies publiques ou les éboueurs. D’ailleurs ceux-ci ont lancé un ras le bol général sur le sujet dans de nombreuses villes en France. En effet, depuis l’obligation de leur usage dans les transports en commun, les grands agglomérations voient cette dangereuse pollution publique augmenter exponentiellement, alors qu’il y a des poubelles placées régulièrement dans les rues.

Les communications vont s’intensifier bientôt sur le sujet afin d’inciter les gens à ne plus jeter leurs déchets par terre (ou dans la nature), même les mégots de cigarette (certains de mes voisins se reconnaîtront).

Image par Alexas_Fotos de Pixabay

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