Si aujourd’hui je travaille dans un bureau en habit de tous les jours (rarement en costume), assis toute la journée à pianoter sur un clavier dans un superbe open-space, les pieds croisées en chaussure montante (c’est l’hiver) sous le bureau et la fontaine à eau juste derrière moi (je n’ai qu’à rouler avec mon fauteuil avec mes chaussures confortables pour y accéder mdr), ce n’a pas toujours été aussi sympa. J’en reparle plus bas… En fait, c’est en discutant avec les enfants suite à moult questions posées, que nous avons fait la rétrospectives de mes boulots et ceux de mes aïeuls. Dans sa jeunesse, ma mère fut vendeuse de chaussures : hommes, femme, bottine sécurité femme, chaussure enfant, chausson bébé et tout le toutim un grand truc au cœur d’Hazebrouck. Puis après de longues années de mère au foyer, elle du reprendre le travail pour aider financièrement (merci le prêt PAP de l’époque) et grâce à ses compétences apprises de mère en fille, elle devint couturière/costumière pour la mairie de Fâches, et enfin, suite à un accident de la route qui l’empêcha de continuer, dame de compagnie (aide, soin, cuisine,…) pour mon grand Oncle.

Mes grand-parents maternels ont tenus un hôtel restaurant à Cayeux sur mer dans leur prime jeunesse, mon grand-père maternel était bouché traiteur de formation après avoir gambadé dans les champs pour aider (c’était l’époque) faisant plus l’école buissonnière qu’autre chose. Ma grand-mère était coiffeuse de formation, d’ailleurs une paire d’année plus tard, ils ont tenu un grand salon de coiffure à Douai. A l’époque il n’était pas rare de passer d’un travail à l’autre en apprenant de l’un ou de l’autre. Aujourd’hui tout est devenu plus si compliqué…

Pour ma part, question petits boulots (d’étudiants et post BAC+4 en attendant mieux) j’ai fait pas mal d’usine et de travail de nuit. D’ailleurs on ne pouvait pas venir en jean / basket, il fallait revêtir la tenue en règle jusqu’aux chaussures de travail Engelbert Strauss, spécialiste des vêtements de travail et de sécurité, d’équipement d’entreprise et autres accessoires, mais qui ont de la gueule en plus d’être sécuritaire. Maintenant les garçons ont plus de facilité pour trouver des petits boulots dans tous les domaines, j’en vois souvent au drive ou au Burger King. D’ailleurs c’est les mêmes têtes qui reviennent sans arrêt jusqu’au jour où les études sont terminées et c’est un petit nouveau/nouvelle qui vient à sa place.

Mon père lui était chauffeur de bus mais militaire de carrière avant cela en Bretagne notamment, c’est à cette époque que j’ai vu le jour (et oui je suis Breton). Il a arrêté l’armée afin de ne plus déménager sans arrêt et ainsi nous donner une vie plus stable (dommage, il devait être muté en Afrique du Nord et possiblement dans les Iles ensuite). Mais pour le peu que cela a donné dans le couple de mes parents, il aurait mieux faire de faire le boulot de ses rêves plutôt que d’écouter les recommandations plus qu’accablantes de mes grand-parents, parce qu’il avait peur pour nous.

Mon grand-père paternel était facteur et parcourait les route dans son bel uniforme tous les jours et ses chaussures renforcées pour la marche, et mon arrière-grand père paternel lui avait une ferme dans la Pas-de-Calais. J’ai très peu de souvenirs de lui, j’étais trop jeune et à part la double porte battante haut/bas de la ferme, les vaches dans la cour intérieure et la pièce de vie typique des fermes du Pas-de-Calais, le « bleu » de travail, chaussure travail hiver ou été et la casquette fichée sur sa tête, rien ne me remonte à l’esprit de cette époque. Il n’était pas ou plus très « enfant » et avec ma soeur, on s’ennuyait ferme là-bas, rêvant de quitter les lieux le plus vite possible. Généralement on allait le voir lors de la ronde des tombes à la Toussaint, sinon quasiment jamais.

J’ai aussi fait l’armée (service militaire), 10 mois dans une vie ça file plus ou moins vite selon les cas. Là aussi j’ai porté l’uniforme tous les jours mais rien à voir avec l’armée de l’air, c’est pas aussi classique le tissu à tâches vertes ! Par contre les rangers ça je m’en souviens bien, il fallait les cirer régulièrement, être au top et toujours avoir son béret sur la tête (dehors des bâtiments), mais dans l’ensemble j’ai échappé au pire, pas de manœuvres, pas de sport, pas de trucs vraiment très chiants. Pourtant sur le coup j’ai assez râlé, car malgré une promesse de mutation après les classes sur une caserne en relation avec mes études d’alors, je n’ai pas été muté comme validé avant.

Par contre avec ma barbe et mes chemises à carreaux, ma femme me dit que j’aurai pu être bûcheron, mais que nenni, les hommes travaillant le bois de nos jours n’ont plus l’air des canadiens des séries télés, la preuve. Partenaire.

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