L’effet Burn-out du soir

burnout femme

Burnout mère de famille en soirée

Il y a peu sur Facebook, j’ai lu un message d’une maman précisant que ses soirées d’été à s’occuper des marmots toute la journée, c’était horriblement plus dur en comparaison des soirs de l’année, une fois rentrée du boulot, même si c’est le rush journalier du « bain / devoirs / repas / jeux éventuels / couché »…

Inversement, durant l’année, elle rêve d’être en été pour profiter des vacances et espérer naïvement que les enfants soient assez crevés pour aller pioncer à 20h00 tapante afin de lui laisser une vie de couple estivale Mijito à la clé. Mais c’est comme le loto, on peut toujours rêver.

En sommes-nous jamais content ou est-ce…

… l’effet Burn Out du soir !

Bon d’accord, certaines personnes ne sont jamais contentes. Mais, l’autre cas, le « Burn Out du soir », a l’instar de ceux qui pêtent un câble au boulot, éclatent chez certains parents. Visible surtout chez les mamans (« at home« ) ou « au taff« )), car une fois leur journée achevée, elles ont sur le dos une ribambelle de fous-furieux(-ses), voire du mari en plus de la maison à gérer !

Il suffit d’un rien pour que tout éclate, on cri, on hurle, on se fache, on dit des mots… on brûle !

mère au foyer, mère au travail burn out de la femme

Pourtant le matin, généralement, le moral est là, on se dit « aujourd’hui sera le bon, je ne ferais pas les erreurs de la veille ». Le soir venu, les baskets du grand traînnant au milieu du salon, les traces du goûté non nettoyées sur la table au moment de poser les couverts du dîner ou encore les poubelles qui débordent comme si personne ne s’en rendaient compte sont autant de petites tracasseries qui poussent à bout !

De la fatigue à l’indifférence.

L’irritation et la fatigue s’installent et deviennent des amies de tous les jours que l’on finit par détester lors d’un Burn Out.

Déprime et démoralisation s’invitent incidieusement devant les tâches qui s’accumulent et le non-respect envers le travail accompli.

Le comportement parfois excessif des enfants n’arrange pas les choses, « Ailleurs cela doit être mieux, plus facile, pourquoi chez moi ? Pourquoi les miens… ? ».

On ne se reconnait plus, on se dévalorise à tort « je n’arrive plus à gérer, je suis nulle, untelle à l’école arrive à tout faire pourtant, je suis une mauvaise mère ».

Etc.. Je ne vous fais pas un dessin, vous connaissez la musique.

Demander à être reconnu et remercié mais surtout demander de l’aide.

Et pourtant, il suffit parfois de quelques mots, d’un compliment, de quelques heures par semaine « pour soi » afin de recharger ses batteries.

Car il est bien beau d’accuser « les enfants », après tout on les a voulu ! Et les enfants sont des enfants après tout. On ne peut pas  passer l’éponge sur tous les défauts et travers, mais leur vision du monde n’est pas celle d’un adule. On se bat tous les jours afin qu’il s’habille, mange à table, tire la chasse d’eau, éteignent les lumière de leur chambre, etc.

Un peu d’aide et de reconnaisance seraient donc la moindre des choses… provenant du coinjoint et de la famille.

 

Crédits photos : http://www.sxc.hu/

Rendez-vous sur Hellocoton !

Leave a Reply

12 comments

  1. Helene Citrouille

    Ici c’est exactement ça, le soir j’en peux plus psychologiquement, mais j’ai la chance d’avoir mon homme qui prend le relais malgré sa journée de boulot, il donne le bais au petit et joue avec lui, ce sont leurs moments et moi je peux souffler ^^

    • un « nouveau père » en somme, comme les décrivent la presse depuis peu

  2. mamananonyme

    Je crois que « malheureusement » mamans et papas passent un jour par là.

    J’avoue avoir la chance de pouvoir demander de l’aide le soir au papa qui est là et qui aide…

    Même si certain soir j’aimerai ne pas avoir à demander, j’aimerai que les choses se fasse seule, que tout roule !

    disons que le vendredi soir est un soir plus dur que les autres !

    En tout cas ton article est juste !
    Merci

    • Comme chez nous, mais c’est sur que plus de temps pour « les parents » serait le bienvenue tout de même, mais sans aide familiale, pas possible mahleureusement, donc faut faire avec

  3. Rien que des mots d’encouragements en effet c’est important… Mon homme il me fait juste des bisous (qu’il ne me faisait pas trop avant l’arrivée de baby) et juste ces petites attentions me reboostent pour ma soirée.

    • Les mots c’est bien, mais cela ne suffit pas, encore ce week-end ma femme me dit « c’est beau de sortir le week-end, mais si tu veux que l’on continue, faudra se répartir PLUS les tâches… », OK, bon faut faire une liste des trucs à faire le soir pour mieux répartir. C’était pas méchant, juste un appel à l’aide de ma femme.

  4. aaah j en etais coutumiere.. et puis un jour, j ai decidé de changer de comportement… et tout roule.. si la table n est pas essuyée tant pis y a pas mort d homme.. si rien n est fait tant pis je ne fais pas non plus jusqu a ce que cela provoque des reactions. depuis je suis plus zeeeeen ♥

  5. C’est vrai qu’il faut une juste répartition des tâches lorsque les deux personnes du couple sont autant occupées l’une que l’autre la journée. Après je suis aussi assez d’accord avec cocoon, il faut savoir relativiser certaines choses, tout n’est pas 100% dramatique ;-)

    • oui c’est sur, et l’inverse aussi, l’an dernier une maman à l’école en faisait tellement trop qu’un jour elle c’est prise une semaine chez ses parents pour faire une pause…

  6. backiiin

    je suis bien d’accord sur le fait qu’il faut s’accorder du temps pour soi, ainsi, quand mon petit bout dors enfin, je prends le temps de ne rien faire, je mets en route une série, et mon mari prépare un petit cappuccino avec un carré de chocolat et je savoure le calme ! d’ailleurs, j’y vais Bonne soirée !

  7. Pingback: Congé parental d'éducation, les papas aussi peuvent en prendre | Papa Blogueur