enfant qui pleure

enfant qui pleure

Lundi matin Melle Petite ne voulait pas allez à l’école, enfin au jardin d’éveil situé dans les locaux de l’école, c’est du quasi pareil. Bon les grands on y a droit souvent mais c’est bon ils ne pleurent plus une fois acculé devant la porte de la classe.

Par contre là je le sentais déjà mal. Réveillée en pleurant, ne voulait pas quitter le lit (parental au passage, no comment, cododo tout ça quoi…), dur dur pour le rituel du matin pipi/petit dej/habillage (changer l’ordre selon). Et une fois tout le monde en voiture, se fut

– Doudou y est doudou ?
– Ben euh dans ton sac pucette, comme d’hab quoi
– Je veux doudou…

Bon ça monte déjà d’un cran car normalement plus de tututte/doudou dans la voiture, c’est seulement pour la sieste à l’école. Passons, je suis autant crevé que tout le reste de la famille, couché trop tard, levé trop tôt, les lundis matins en somme.

Une fois la grille passée, c’est mode « pot de colle/sangsue » au choix. Dans le couloir, elle exprime son amour paternel (oedipe je vous dis) en me serrant fort fort dans ses bras tout en gardant doudou et tututte en passant hein, bon les dames comprennent et généralement 5 minutes plus tard tout est rangé.

Le grand lui est déjà dans sa classe en CE2 c’est autonome est les parents sont persona non gratta à l’étage, sauf pour avertir que l’individu en question est soit malade soit que le géniteur/trice à un truc à dire à la jeune maîtresse. Bref, reste plus que les deux derniers dont chaque classe est en face l’une de l’autre (comme c’est pratiqueeeeeee !).

– Néééééééé d’abord (comprenez : « prénom de son frère » d’abord)
et son frère
– Non, elle d’abord (oui généralement on fait plutôt comme ça).

Ce genre de situation hyper stressante dans le couloir encombré de mamans ou papas (voire les deux) pressés de refiler leur gamins/nes aux maîtresses, pour leur conférer une apprentissage digne de se nom (avoir la paix).

Après dialogue et une petite feinte, hop le second est en classe et on se dirige vers la classe du jardin d’éveil.

Et là je sens une crispation sur l’épaule, tiens que se passe-t-il ? Bon, on fait comme si on n’avait rien senti. Et là je pose délicatement Melle Petite au sol pour la faire rentrer… Tada, elle s’effondre et pleure d’un coup, comme ça ! C’est pratique quand même cette capacité enfantine à pouvoir pleurer à souhait, je me demande si les acteurs au cinoch ont gardé ces mêmes aptitudes.

Soit, allez hop un nouveau câlinou et là… elle termine dans les bras de la super méga gentille dame qui s’occupe (avec ses collègues) des enfants.

Mais qu’ais-je fait ? C’est un scandale, une honte, vous avez-vu mesdames, il a largué sa fille au jardin d’éveil !!!

– Paaaaaaaaaaaapaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Entendis-je alors de la bouche déformée par la douleur ancestrale d’un millier de générations de petites filles refusant la perte paternelle, ce déchirement du coeur lorsqu’elle comprend que nous l’avons refilée pour la journée à de super dames hyper compétentes, qu’elle adore au passage.

Je passe de l’objet de refuge, celui dans lequel elle se niche dans mes bras, la tête cachée dans mon cou, ses petits bras tout plein d’amour me serrant tendrement et le vilain pas beau qui se débarrasse du colis (elle en l’occurrence) !

Et c’est à ce moment que la toute petite part émotivo-familiale (complètement hypertrophiée chez les mamans, mais bon là c’est « papa qu’elle crie hein,ça soulage Madame Maman) se met en branle. Ma fille pleurrrrreeeuxxx, elle est triste, désemparée, elle tend ses petits bras dans un mouvement désordonnée rappelant les oisillons dans leur nid. Son visage se creuse d’un je-ne-sais-quoi qui fait généralement fondre les parents (surtout ceux qui ont le temps) à la mode chat potté ruisselant de liquide lacrymal…

Et moi qui répond :

– A ce soir poulette !

En lui chatouillant le ventre et me retournant pour quitter le couloir avec Madame Maman, le chapeau haut, le pas long.

Ça fout un peu les boules ce souvenir du départ de l’école. Il est certain que nous préférons largement un gros poutou et des enfants qui filent directement à leurs activités que cette séparation mélancoliquo-dramatique, mais d’un autre côté, on sait par retour des dames que 3 minutes plus tard, elle joue sans se soucier de papa ou maman dans la bonne humeur et la joie de vivre.

 

 

 

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3 comments

  1. Très touchant lol
    Moi mon fils (2 ans et quelque), fait ça de temps à autre quand on le dépose chez la nounou…il rale et pleure en y allant, et chez elle..c’est triste…où alors quand je pars et que je l’entends dire derrière la porte de la nounou « bichou papa » (bisous en langage bébé) alors que 30 secondes avant il m’ignorait !!!

  2. Ma Princesse pleure parfois en ce moment, pourtant elle avait complètement cessé depuis le début de cette année scolaire. Il y a peut-être la fatigue à prendre en compte aussi, certains jours. En tout cas, ça a le don de te bousiller le moral, c’est sûr.

  3. Alexis Charles

    Coucou,
    Je me souviens du jour de la rentrée. C’était le contraire pour moi. Ma petite était toute sereine et moi je pleurais comme un bébé.