Dungeon Crawler Carl T2 : avis complet
Oui, le tome 2 de Dungeon Crawler Carl, L’Ogive du jugement dernier, est une très bonne suite : il garde l’humour noir et le duo Carl/Princesse Donut du premier tome, mais transforme le donjon en ville ouverte, avec choix de race et de classe, quêtes scénarisées et premiers enjeux politiques. Son principal défaut est un rythme plus lent, puisque tout le roman se déroule sur un seul étage du donjon, le troisième.
En France, il est paru chez Lorestone le 20 mars 2025, traduit par Chloé Atangana. Il est noté 4,43/5 sur environ 1 300 notes sur Babelio, soit un peu plus que le tome 1 (4,31/5) sur la même plateforme.
Si vous découvrez la série, commencez par mon avis complet sur le tome 1 : j’y présente le concept, le système LitRPG et la version audio.
Cet article part du principe que vous avez fini le premier tome, je ne reviens pas sur les bases.
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Le tome 2 de Dungeon Crawler Carl est-il bon ?
Oui.
Le tome 2 est le moment où Dungeon Crawler Carl cesse d’être un tutoriel géant pour devenir un vrai jeu. Le résumé de l’éditeur le dit lui-même : la phase d’entraînement est terminée, la partie commence.
Le premier tome faisait traverser deux étages à Carl et Donut. Le second s’attarde sur un seul, le troisième, une immense métropole présentée comme le premier palier d’un réseau de six niveaux urbains interconnectés. Ce choix change tout : moins de couloirs et de boss à la chaîne, plus d’exploration, de quêtes et de personnages.
Fiche rapide
| Élément | Information |
|---|---|
| Titre VF | Dungeon Crawler Carl, tome 2 : L’Ogive du jugement dernier |
| Titre VO | Carl’s Doomsday Scenario |
| Auteur | Matt Dinniman |
| Éditeur VF | Lorestone (Editis) |
| Traduction | Chloé Atangana |
| Parution VF | 20 mars 2025 |
| Pages | 407 (selon Babelio) |
| Livre audio | 12 h 09, lu par Sylvain Agaësse |
| Âge conseillé | à partir de 15 ans |
| Prix constatés | broché 13,90 €, ebook 9,99 €, audio 19,95 € ou un crédit Audible (prix indicatif) |
Les prix sont ceux relevés par le blog Des rêves dans la marge en janvier 2026 ; ils peuvent varier selon les enseignes.
Ce que disent les lecteurs
| Plateforme | Note | Volume |
|---|---|---|
| Babelio | 4,43/5 | environ 1 300 notes, 124 critiques |
| Fnac (broché) | 4,5/5 | 16 avis (11 à 5 étoiles, 5 à 4 étoiles) |
Sur Babelio, la répartition des critiques écrites est nette : 82 à 5 étoiles, 33 à 4, 5 à 3, 1 à 2 et aucune à 1. Le tome 2 ne déçoit presque personne parmi ceux qui ont aimé le premier, ce qui est logique : les lecteurs rebutés par le tome 1 ne vont généralement pas plus loin.
Mon verdict en une phrase
L’Ogive du jugement dernier est un tome de transition réussi : un peu moins jubilatoire que le premier, mais plus riche, plus stratégique et indispensable pour comprendre où va la série.
Qu’est-ce qui change par rapport au tome 1 ?
Le tome 1 était un dungeon crawler au sens strict : des couloirs, des salles, des monstres, du loot, un boss. Le tome 2 bascule vers une structure de jeu en monde ouvert. Une lectrice de Babelio parle d’ailleurs d’une impression d’« open world » et d’une liberté qui manquait au premier volume.
Du couloir de Diablo à la ville de Baldur’s Gate
Pour un joueur, la comparaison est parlante. Le tome 1 ressemble aux premières heures de Diablo : on avance, on tape, on ramasse. Le tome 2 ressemble davantage à l’acte 3 de Baldur’s Gate 3 ou à une grande ville de The Witcher 3 : un hub urbain dense, des PNJ qui proposent des quêtes, des factions, des lieux à découvrir à son rythme.
Le ralentissement du tome 2 n’est pas un accident d’écriture : c’est un changement de genre de jeu. On passe du « monster grinding » à la gestion de quêtes, et un récit de quêtes avance forcément moins vite qu’un enchaînement de combats. Les autres tomes ont aussi un ton différent, c’est normal, c’est aussi une évolution de l’histoire, des personnages principaux et secondaires, le système, toussa, toussa !
Le choix de race et de classe : le premier vrai build
Arrivés au troisième étage, Carl et Donut doivent choisir une race et une classe, parmi un très grand nombre d’options. Tout joueur de RPG connaît ce moment : c’est la création de personnage définitive, celle qu’on ne pourra pas annuler.
Dinniman en fait un ressort narratif et comique. Les intitulés de classes sont volontairement déroutants, mais les choix collent à la personnalité de chacun. Sans spoiler : celui de Carl dit beaucoup de sa façon de survivre, très éloignée du héros guerrier classique.
Les quêtes structurent désormais le récit
Dans le tome 1, les succès et notifications ponctuaient l’action.
Dans le tome 2, les quêtes deviennent la colonne vertébrale du livre.
Les objectifs sont plus complexes que « voir un monstre, le tuer », et certaines quêtes demandent de réfléchir plutôt que de frapper. Les niveaux et les objets passent presque au second plan, au profit d’un arrière-plan qui s’épaissit.
Un casting qui s’élargit
- Mongo, le jeune vélociraptor de Donut, rejoint le groupe et devient le troisième membre du trio (assez amusant et toujours présent dans la suite).
- Mordecai, le guide du tome 1, est physiquement plus présent et plus impliqué.
- Les autres crawlers prennent de la place : on sort enfin du huis clos Carl/Donut, avec des alliés, des rivaux et de nouvelles têtes comme Katia.
- Les interviews télévisées se multiplient, ce qui renforce la satire de la télé-réalité posée dans le tome 1 (je vous raconte ? Oui ? Non ? Cela part en cacahuète dans les suites ;-D).
L’univers devient politique
C’est l’évolution la plus importante pour la suite. Le tome 2 commence à montrer les coulisses du jeu : les intérêts des puissances extraterrestres, des multinationales qui financent l’émission, et le mépris total du système pour la vie des participants. Le donjon n’est plus seulement un décor dangereux, c’est un système avec ses acteurs, ses règles et ses failles.
À quoi ressemble concrètement une lecture du tome 2 ?
Trois éléments, cités sans révéler l’intrigue, montrent comment Dinniman exploite son nouveau terrain de jeu.
Le club Desperado : un hub de jeu vidéo
Le club Desperado, découvert dans ce tome, fonctionne comme une zone sûre de MMORPG : un lieu de repos, de rencontres et d’informations entre deux expéditions. Pour un joueur de World of Warcraft, c’est l’équivalent d’une capitale où l’on revient entre deux donjons. Il donne au livre des respirations qui manquaient au tome 1.
Des notifications toujours aussi sarcastiques
L’IA qui gère le donjon reste le meilleur personnage secondaire de la série (surtout en version Audio). Ses messages de succès et de quêtes se moquent ouvertement des crawlers. Une citation relevée sur Babelio l’illustre : en guise de récompense d’une quête, le système explique simplement qu’il craignait que les joueurs s’ennuient.
Ce ton est la signature de la série. Dans un RPG classique, l’interface est neutre. Ici, elle a une personnalité, des rancunes et un public à divertir.
Des bestiaires absurdes et des scènes très gore
Le bestiaire va plus loin dans l’absurde : elfes complètement barrés, créatures assemblées avec des « pièces en trop », et la scène désormais culte de l’ours enflammé à tête de mort lancé sur des patins à roulettes, citée par le blog Des rêves dans la marge.
Le gore monte aussi d’un cran (et cela ne s’améliore pas dans les tomes suivant, voire même un peu trop gênant je trouve). La séquence du cirque pourrait être particulièrement dérangeante pour les âmes sensibles. Si le tome 1 vous a semblé limite sur la violence, ce passage sera plus difficile.
L’audio : toujours le format recommandé
La version Audible dure 12 h 09 et reste lue par Sylvain Agaësse. L’interprétation est vivante et variée et en continuité avec le premier tome. Le format convient bien à un tome plus dialogué, riche en interviews et en échanges entre crawlers. Je préfère largement la version audio, idem pour les autres LITRPG lorsque je les trouve, comme Primal Hunter, l’interprète donne un ton bien différent et c’est tant mieux. Et pour avoir lu un livre entre deux tomes audio, j’ai bien compris mon erreur !
Quels sont les défauts du tome 2 ?
Le tome 2 a des limites réelles, et elles ne touchent pas tous les lecteurs de la même façon.
Rester sur un seul étage donne parfois l’impression de piétiner sur des éléments secondaires.
Le choc du concept ne peut pas se reproduire. Le tome est légèrement moins jubilatoire que le premier. C’est le syndrome classique du deuxième épisode : l’effet de surprise laisse place à la construction.
Sans culture RPG ou Dungeons & Dragons, certaines blagues et mécaniques tombent à plat. Le tome 2 s’appuie davantage sur ces codes que le premier, car il introduit classes, races et quêtes.
L’humour reste cru, parfois lourd, et la violence augmente. Et c’est encore pire dans les suites….
Pour qui ce tome ne sera pas fait
- Les lecteurs qui ont trouvé le tome 1 trop violent ou trop vulgaire : le tome 2 ne corrige pas ces aspects.
- Ceux qui aimaient surtout l’enchaînement rapide des combats du tome 1.
- Ceux qui cherchent une progression de stats très détaillée, à la Primal Hunter : ici, l’histoire et les personnages passent avant les chiffres.
Ce qu’il faut retenir avant de lire le tome 2
Le tome 2 est le pivot de la série : il installe les mécaniques et les enjeux qui porteront les tomes suivants. Le sauter n’a aucun sens, la série se lit strictement dans l’ordre.
Tome 1 vs tome 2 : le comparatif
| Critère | Tome 1 | Tome 2 |
|---|---|---|
| Étages couverts | 1 et 2 | 3 uniquement |
| Structure | couloirs, combats, boss | ville ouverte, quêtes, hub |
| Progression | niveaux, loot, succès | choix de race et de classe, build |
| Personnages | huis clos Carl/Donut | Mongo, Mordecai plus présent, autres crawlers |
| Rythme | très rapide | plus lent au début, final intense |
| Enjeux | survivre | survivre et comprendre le système |
| Note Babelio | 4,31/5 | 4,43/5 |
Combien de tomes compte Dungeon Crawler Carl ?
La série compte 8 tomes en version originale selon Babelio, qui présente l’ouvrage comme « tome 2 sur 8 ». En français, Lorestone a publié six tomes à ce jour, de Dungeon Crawler Carl à L’Œil de la Veuve du Chaos. Le tome 7 n’est référencé que sous son titre anglais, This Inevitable Ruin. L’ordre complet est détaillé dans notre article Dungeon Crawler Carl : ordre de lecture des tomes.
| N° | Titre VF |
|---|---|
| 1 | Dungeon Crawler Carl |
| 2 | L’Ogive du jugement dernier |
| 3 | Le Livre de recettes de l’Anarchiste |
| 4 | Le Portail des dieux infernaux |
| 5 | La Mascarade du boucher |
| 6 | L’Œil de la Veuve du Chaos |
Si vous avez aimé le tome 2, essayez aussi…
- Iron Prince (Bryce O’Connor et Luke Chmilenko) : si vous avez aimé le tome 2 pour la montée en puissance stratégique d’un héros, Iron Prince mise sur l’entraînement et le dépassement de soi, avec un ton plus sérieux.
- System Universe (SunriseCV) : si c’est l’exploration d’un univers plus vaste qui vous a plu, cette série met l’accent sur la découverte de mondes et l’évolution des compétences.
- The Primal Hunter (Zogarth) : si le choix de classe vous a donné envie de builds plus poussés, c’est la série qui va le plus loin dans l’optimisation, au prix de l’humour.
- He Who Fights with Monsters (Shirtaloon) : si vous voulez garder un héros qui commente le système avec ironie, c’est sans doute le cousin le plus proche en ton, même s’il est moins satirique.
Pour aller plus loin, notre sélection Livres similaires à Dungeon Crawler Carl détaille cinq alternatives.
À retenir
- L’Ogive du jugement dernier est le tome 2 de Dungeon Crawler Carl, paru en français chez Lorestone le 20 mars 2025.
- Tout le roman se déroule au troisième étage du donjon, une ville ouverte, contre deux étages pour le tome 1.
- Carl et Donut choisissent leur race et leur classe : c’est le premier vrai « build » de la série.
- Les quêtes, les autres crawlers et les coulisses politiques du jeu prennent beaucoup plus de place.
- Le rythme est plus lent au départ, mais la note moyenne Babelio (4,43/5) dépasse celle du tome 1 (4,31/5).
- Le livre audio (12 h 09, Sylvain Agaësse) reste le format le plus apprécié des chroniqueurs consultés.
Conseils pratiques
- Enchaînez rapidement après le tome 1 : le tome 2 reprend exactement là où le premier s’arrête, sans récapitulatif.
- Acceptez un démarrage plus calme : la première partie installe la ville et les classes ; la récompense arrive dans le dernier tiers.
- Gardez le tome 3 à portée de main : Le Livre de recettes de l’Anarchiste est déjà disponible en français.
- Préférez l’audio si le tome 1 vous a plu en audio : même narrateur, même continuité, et un tome plus dialogué qui s’y prête bien.
- Méfiez-vous de la séquence du cirque si vous êtes sensible au gore : c’est le passage le plus éprouvant du livre selon plusieurs lecteurs.
- Évitez les wikis et forums anglophones : la VO a plusieurs tomes d’avance et les spoilers y sont nombreux.
FAQ
Le tome 2 de Dungeon Crawler Carl est-il meilleur que le tome 1 ? Cela dépend de ce que vous avez aimé dans le tome 1. Le tome 2 est plus riche : choix de classe, quêtes, ville ouverte, nouveaux personnages et enjeux politiques. Il est en revanche plus lent, car il se concentre sur un seul étage. Sur Babelio, sa note moyenne (4,43/5) est légèrement supérieure à celle du tome 1 (4,31/5), mais certains chroniqueurs le jugent un peu moins jubilatoire.
De quoi parle Dungeon Crawler Carl tome 2, sans spoiler ? Carl, Princesse Donut et le jeune vélociraptor Mongo atteignent le troisième étage du donjon, une immense ville. Ils doivent y choisir une race et une classe, puis explorer une métropole présentée comme le premier palier de six niveaux urbains interconnectés. De nouvelles quêtes, d’autres crawlers et les manœuvres des organisateurs du jeu viennent compliquer leur survie.
Quel est le titre original du tome 2 de Dungeon Crawler Carl ? En anglais, le tome 2 s’intitule Carl’s Doomsday Scenario. La version française, publiée par Lorestone et traduite par Chloé Atangana, porte le titre L’Ogive du jugement dernier. Les deux éditions racontent la même histoire ; seul le titre a été adapté.
Combien de tomes compte Dungeon Crawler Carl en français ? Six tomes sont publiés en français chez Lorestone : Dungeon Crawler Carl, L’Ogive du jugement dernier, Le Livre de recettes de l’Anarchiste, Le Portail des dieux infernaux, La Mascarade du boucher et L’Œil de la Veuve du Chaos. La série compte 8 tomes en version originale. Elle se lit strictement dans l’ordre de parution.
Existe-t-il une version audio française du tome 2 ? Oui. Le tome 2 est disponible en livre audio sur Audible, pour une durée de 12 h 09. Il est lu par Sylvain Agaësse, le même narrateur que le tome 1, ce qui assure une vraie continuité dans les voix des personnages. Les chroniques consultées saluent une interprétation vivante, bien adaptée à un tome riche en dialogues et en interviews.
Le tome 2 est-il adapté aux adolescents ? Il est conseillé à partir de 15 ans. La violence graphique est plus marquée que dans le tome 1, notamment lors d’une séquence de cirque jugée très éprouvante par plusieurs lecteurs, et l’humour reste cru. Pour un adolescent déjà à l’aise avec le premier tome, la suite ne pose pas de problème nouveau ; pour un pré-adolescent, mieux vaut attendre.
Faut-il connaître les jeux de rôle pour apprécier le tome 2 ? Ce n’est pas obligatoire, mais c’est plus important que pour le tome 1. Le tome 2 introduit races, classes et quêtes, avec de nombreuses références aux RPG et à Dungeons & Dragons. Plusieurs lecteurs estiment que sans ces repères, certaines blagues et mécaniques paraissent déroutantes. Notre glossaire LitRPG permet de rattraper le vocabulaire en quelques minutes.
Conclusion
L’Ogive du jugement dernier confirme que Dungeon Crawler Carl n’était pas un concept génial sans lendemain. Matt Dinniman aurait pu répéter la formule du tome 1, combats, loot, boss, notifications moqueuses. Il choisit au contraire de changer de genre de jeu en cours de route : on passe du dungeon crawler pur à la ville ouverte, aux quêtes et aux premiers jeux de pouvoir.
Ce virage a un prix : un rythme plus lent et un premier tiers moins explosif. Mais il donne à la série une profondeur que le tome 1 ne faisait qu’esquisser, et il prépare clairement la suite.
Si le tome 1 vous a plu, foncez. Si vous aviez aimé surtout l’enchaînement de l’action, accrochez-vous jusqu’au dernier tiers : c’est là que le tome 2 rend tout ce qu’il a construit.
Recommandation : à lire sans hésiter après le tome 1, idéalement en audio.