Irrespect, humour au 5ème degré, sarcasmes, mauvaise fois et détournement de la vérité, roulement de yeux et autres gros mots sont d’un usage assez courant (mais pas tout le temps heureusement) dans la section “pré-ado” chez nous et autre entourage d’école.

Ben oui, si ce n’est pas à la maison que Mr Grand apprend cela, c’est qu’il apprend vite ses leçons de vie dans la cour d’école. On a été ado avant lui, ce genre de vocabulaire et expression ne sort pas de mon luc hein !

“Bite”, “Crétin”, “Con”, “Merde” et autre borognymes choquant ont remplacé l’usage du vocabulaire usuel de notre belle France de chez nous. J’avoue ne pas être étranger à certaines déviances sortant de ma bouche, mais je suis surpris de la générosité de langage affectionné par cette tranche d’âge, et encore il parait qu’ensuite c’est encore pire.

>> A la découverte de l’autonomie

L’ado n’est plus un enfant, en tout cas dans sa tête. Ce qui ne l’empêche pas de faire de sacrées conneries et de se comporter comme un vrai C… Tiens faudrait que je revois le film de ma jeunesse moi, ah oui, oups pardon j’y suis passé aussi, mais passons ce n’est pas le sujet.

Les livres disent plein de choses sur le sujet, l’ado en pleine évolution de son corps et de son esprit découvre beaucoup de choses, donc cette fichue autonomie ! Ben oui déjà qu’il va tout seul au collège (pour la plupart), ses devoirs même s’ils sont contrôlés, ne sont plus surveillés comme en primaire, il a le droit de faire ses petites courses, se rendre à la bibliothèque seul voire même parfois faire un tour de vélo (pas très loin, j’ai les boules !). Certains parents lâchent encore plus leurs ados dans l’affreux monde de la rue, mais ce n’est pas notre genre (trop parano nous sommes).

Donc oui l’ado découvre, cherche et se cherche, pose des question parfois intimes (je reviendrais une autre fois sur celle-ci lancée à 21h00 un soir de couché “Papa comment on fait les bébé, tu sais pas juste la petite graine…” #relationsexuelle #ado #argh #pourquoimoi !), etc.

Les règles, pourquoi faire ?

A force de tâtonner, c’est la défiance qui apparaît. Comme tout enfant, l’ado teste ses limites et c’est la confrontation constante avec son entourage et en premier ligne, une tranchée violente s’instaure entre lui et ses parents, ses ennemis immédiats qui ne le comprennent pas !

La grossièreté fait donc parti de ses armes pour provoquer ! Pour s’affirmer, pour être différent et montrer qu’il a apprit quelque chose “ailleurs”, même si ce n’est pas le meilleur des mondes.

D’ailleurs, nous “supers parents” perdons rapidement notre statut déifique, l’oedipe c’est barré depuis longtemps, nous sommes lourdingues, ignorants et on le fait chier avec nos P… de règles !

Le soucis, c’est que l’ado (le notre compris) n’a pas forcément la vision et la réflexion suffisante pour se rendre compte que ses propos, son attitude et ses réactions blessent, font mal, apportent la pierre à une construction exponentielle du ping-pong ado/parents dans un fracas de cris, douleurs (émotionnelles) et punitions !

Ben oui hein, nous sommes les méchants, nous avons le “pouvoir” et s’il doit se plier aux conséquences, il sait nous le faire payer au centuple.

Parler, expliquer, raconter

Face à tout cela, il est facile de réagir naturellement en explosant. Sauf que cela n’avance à rien sauf se défouler et se mortifier ensuite. Culpabilité, colère et frustration sont notre quotidien sauf…

Sauf si les sentiments sont affichés “J’AI MAL lorsqu’on me traite de…”, sans accusation ni sermons !

Un ado n’est plus un “enfant” !

Savoir donner sa confiance tout en lui gardant la bride. C’est un exercice des plus durs, surtout lorsque l’ado aligne les conneries sur conneries.

L’ado n’étant plus un “gosse”, ni un adulte, il est parfois dur de lui donner ce qu’il veut sans se faire bouffer un bras, puis l’autre et la jambe avec. Médiation et discussion sont de mise. D’ailleurs cela se termine parfois en fou-rire et chacun y gagne (et y perd aussi) mais au final, le laisser chercher du pain seul ou ne pas raler parce que la fois suivante il refuse d’y aller, est-ce si grave à la fin ?

L’éducation positive, sans violence et tout le tralala peut vachement aider dans la relation parents/ado. Mais ces techniques sont à double tranchant, car le parent s’épuise émotionnellement et se culpabilise lorsqu’il n’arrive pas à faire “comme dans les livres pour être parfait” et au moindre dérapage aux méthodes ancestrales d’éducation française (le gros coup de gueule), l’ado répond, et c’est l’escalade !

 

Tous les jeudis (ou presque), ça causera « éducation » sur WonderMômes, c’est ma participation à son rendez-vous !

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