Stéphane le papa blogueur du blog 4h18

Stéphane le papa blogueur du blog 4h18

L’autre jour je commente sur le blog de Stéphane [4h18] et la magie du Web étant, de fils en aiguille, on papote entre Papa Blogueur et le voici dans mes pages pour vous raconter son parcours de… Papa Blogueur ! :-D

>> Stéphane, le Papa Blogueur de [4h18]

Avec le temps, et surtout l’émergence d’internet, nous avons vu fleurir de nouveaux métiers, comme les Community Manager, ou bien, sans doute plus proche de vous, les blogueurs. Non, je ne veux pas vous parler de ceux qui vendent du rêve et s’enrichissent sur votre dos. Je vous parle du blogueur. Le vrai. Celui ou celle qui aime le partage avant l’argent. Et dans ces blogueurs, si les femmes ont su habilement tirer leur épingle du jeu, lentement, mais surement, les Papas Blogueurs pointent le bout de leur nez.

Etre un Papa Blogueur. Vous imaginez, la maitresse, lors de vos 10 ans, qui vous demande « et toi, que veux-tu faire quand tu seras grand ». A l’époque où j’étais sur le banc de l’école, j’aurais pu répondre « Papa chanteur », mais «Papa Blogueur » ? Personne n’aurais su ce que c’était, et moi le premier. Quelques années plus tard, la même réponse aurait provoqué un « blogueur, mais ce n’est pas un métier ça mon grand ».

Et pourtant ! En 2012, le blogging est devenu un métier. Une arnaque aussi (suivez mon regard, et tentez donc de prendre votre envol avec blog en trois semaines, bon courage). Le blogging est donc devenu un métier oui. Avec ses us, ses coutumes. Et je fais partie de l’aventure. Presque par hasard. Presque par inadvertance.

Lorsque j’ai commencé mon aventure d’entrepreneur, je suis parti sur les chemins de la création de site web, mon apogée fût ma collaboration avec MP2013 (Marseille Capitale Européenne de la Culture en 2013). Arrivé là, et avec ma fille qui pointait le bout son petit nez, je me doutais bien que les choses allaient changer.

L’arrivée de la gosse un beau matin à 4h18 plus mon infarctus (quand vous montez dire bonjour là-haut, et que vous redescendez, ça fait un drôle de truc), voilà de quoi vous secouer et vous mettre un peu à l’envers, puis à l’endroit. Notez qu’il faut un peu plus de temps pour se remettre à l’endroit. Par bonheur, j’ai pu compter sur une belle famille extraordinaire, qui a soutenu ma femme durant les deux mois de mon absence, puis j’ai pu compter sur ma Femme qui aura su faire preuve de patience et de trésor de psychologie pour m’aider à me remettre en route.

Me voilà donc avec une crevette à gérer au quotidien, avec toute l’attention que cela demande. Autant vous dire que pour la création de site, forcément, ça aide pas.  Et même si ma Femme prenais le relais le soir, bosser de 23h00 à 3h00 du matin, ce n’est pas le plus évident pour traiter les problèmes avec les clients. Alors, peu à peu, j’ai dévié vers le blogging, en restant sur mon domaine : Comment aider Mr et Mme Tout le monde à créer un site. Et voilà, 4h18.com était né.

Le rythme de travail était surprenant : 1 biberon, un article. Au départ, ça fait tout drôle, mais on s’y fait vite. Là où s’était encore plus surprenant, c’est d’être dans cet univers parfois étrange du blogging avec des gurus de 25/30 ans qui voulait m’expliquer comment changer de vie en leur filant mon fric, et de l’autre ma fille, avec des besoins primaire : manger, pipi, caca, calins, dodo. Mais merde, je ne veux pas changer de vie ! La mienne me plait. Si la tienne, Guru, ne te plait pas, la mienne, elle me va bien. Et tant pis si ce n’est pas ce que tu as « rêvé » pour moi. Etrange, avec d’un côté l’Amour pur dans les yeux de ma fille, de l’autre l’avidité perfide dans les yeux de Guru.

Je me suis forgé mon identité de Papa, en même temps que celle de blogueur. Les deux sont intimement liés. De par le nom du site qui porte l’heure de la naissance de ma puce. De par ce que je veux y transmettre et comment (le savoir, l’humilité, l’honnêteté), de par la présence quotidienne de ma fille prêt de moi, voir sur moi (tapez un article avec une crevette qui s’excite sur le clavier, c’est fun).

Ma vie est désormais cadencée au rythme de l’école, où ma fille vient de rentrer (c’est une grande qu’elle dit). Ce qui me laisse plus de temps en journée pour me consacrer à un nouveau projet et ambitieux projet autour du blogging. Et si je suis au calme entre 8h30 et 16h30, retrouvé ma canaille en fin d’après-midi, c’est un pur moment de bonheur. Bien sûr, bosser à la maison avec un petit machin de trois ans ce n’est pas évident. Mais d’autres l’on fait avant moi. Et d’autres viendront après.  Et si ce n’est pas évident, cela apporte une chose fabuleuse : de la richesse humaine. Ah, c’est sûr que cette richesse-là ne s’étale pas sur un compte en banque. Non. En revanche, ce qu’elle apporte, la façon dont elle remplit l’âme et le cœur, c’est autrement plus profond et plus enrichissant qu’un cocktail sur une plage à la con. Parce qu’au fond, on n’a pas tous envie d’être seul, comme des cons, sur une plage de l’autre côté du globe.

Je n’avais pas choisis de devenir un Papa blogueur, en revanche, j’ai choisis de le rester. Et ça, c’est un petit rêve que je vis chaque jour.

 

Merci à Stéphane pour cette tranche de vie, où sa vision de Papa Blogueur nous fait réaliser que la vie ce n’est pas que le virtuel d’Internet !

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5 comments

  1. Bravo, c’est un entrevue très inspirante. Quand il dit qu’il ne veut pas changer de vie et qu’elle lui convient… Wow, c’est moi tout à fait! Mon fiston a trois ans et j’adore mes journées avec lui! Même s’il y en a quelques-unes qui sont difficiles à travers le lot… Comme on dit si bien : « Les journées sont longues mais les années passent vite. »
    Je suis aussi entrain de commencer à monétiser mon blogue qui parle d’école à la maison. Tu m’inspires beaucoup Papa-Blogueur!

    D’une maman blogueuse

  2. Bel article, émouvant et rare ! Je m’en vais partager ce témoignage avec grand plaisir…

  3. Un article qui vaut le détour, une vie maintenant bien remplie.

    Qui a dit que la vie de papa et de blogueur n’était pas possible, j’en sais quelque chose je le vie aussi au quotidien.

    En revanche j’admets que l’entrée a l’école de mon fils m’a beaucoup aidé quand même

    • et oui la journée il y a plus de temps pour bosser lorsque les enfants ne sont pas là ;-D