Même si la petite enfance peut être jalonnée de terreurs nocturnes, l’âge de la préadolescence est aussi une forte période de problèmes nocturnes.

Selon certaines études canadiennes, entre 15 et 40% des enfants de cette tranche d’âge font de mauvais rêves mais aussi des cauchemars pouvant aller jusqu’à un réveil brutal et terrifiant.

A savoir aussi que les filles sont plus sujettes aux cauchemars que les garçons. Souvent le contenu de ces cauchemars s’apparentent à un sentiment de perte ou d’abandon des parents (surtout chez les filles) ou de poursuite mais aussi de monstres et de sorcières, les grands classiques en somme.

Quelques techniques faciles pour un sommeil pour serein

Le calvaire des cauchemars n’impacte pas que les enfants. Les parents aussi le subissent tant par la fatigue que l’énervement si cela se produit de manière répétitive, si ce n’est l’inquiétude…

La peur du noir est une des raisons classiques des cauchemars. Quel que soit l’âge une veilleuse lapin par exemple pourra rassurer l’enfant et l’aider à mieux gérer son environnement.

Evitez les sources de peur comme les films, séries, dessin-animés, livres, BDs et autres supports pouvant faire peur. Toujours selon les cas et la fragilité de l’enfant. Beaucoup de parents laissent les enfants aussi regarder des programmes qui ne sont pas adaptés à leur âge. N’écoutez pas les plaintes des enfants « parce que leurs copains eux peuvent », et rester rigides sur vos décisions….

Passez du temps avec l’enfant avec un rituel du couché. Plus tôt est le mieux. L’enfant se sentira aimé et non pas largué dans sa chambre en 2 minutes chronos. Rassurez-vous, l’adolescence réduira ce temps car au contraire, ce sont les enfants qui vous mettront dehors !

Certains médecins doux, comme l’homéopathie pourront vous aider, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.

Comment réagir lorsque votre enfant hurle après un cauchemar ?

Même si cela est fatigant, si votre enfant hurle et vous appelle, allez le voir sans lui crier dessus surtout ! Ne lui râlez pas dessus, n’ignorez pas ses peurs, ne le repoussez pas !

En premier lieu, il faut le rassurer. Prendre du temps, je sais c’est difficile, et rester avec lui jusqu’à ce qu’il s’endorme ou au moins jusqu’à ce qu’il soit rassuré.

Les professionnels conseillent aussi que l’enfant raconte son cauchemar, d’une part pour mieux le comprendre mais aussi y faire face. De votre côté, parents, vous aurez pour tâche de démystifier ce cauchemar, de montrer le côté positif de la situation, de rendre comique la scène ou de lui proposer de penser à ce qu’il/elle aurait pu faire si par exemple il avait un super pouvoir, une armure magique ou une baguette de fée pour résoudre son problème.

L’aide des peluches et des doudous sera appréciée. Une autre solution est de laisser un habit avec l’odeur du parent présent à l’enfant. J’y ai déjà laissé mon t-shirt de pyjama pour calmer ma fille qui voulait que je finisse la nuit avec elle parce qu’elle avait peur… D’ailleurs je n’ai jamais récupéré le dernier en date qui sert maintenant d’habit à sa licorne XL… Mais bon si cela peut l’aider (et en plus je ne l’aimais pas trop lol).

Sauf si vous réalisez du cododo pour les plus petits, ne faites pas l’erreur d’inviter l’enfant à dormir dans votre lit. D’une part de par sa taille il vous sera difficile de trouver de la place pour tout le monde (sauf d’inverser de lit avec un des deux parents) mais surtout l’enfant pourrait en prendre l’habitude… L’enfant doit comprendre que sa chambre est un lieu aussi sûr que la vôtre. C’est son domaine, son petit coin, son intimité, l’invasion constante de sa présence dans votre lit finira par poser des problèmes.

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