Le 19 juillet dernier, Netflix a mis en ligne une version revisité des débuts de la Saga de Saint Seiya. Si épisodes de la première saison de se reboot sont donc maintenant disponible sur ce SVOD. Si jadis, dans ma jeunesse, nous devions attendre 5 épisodes parfois très longs de discussions interminables pour qu’enfin une action se termine (façon Olive et Tom quoi). Ici le scénario est à la fois épurée de nombreux combats (un coup suffit à mettre KO un chevalier) mais surtout de nombreux rajouts scénaristique plombe l’histoire originale.

Créé en 1986 par Masami Kurumada, Saint Seiya, ou Les Chevaliers du Zodiaque a bercé toute mon enfance jusqu’aux derniers épisodes lors la confrontation avec Hadès, ensuite j’ai laissé tombé. Notre génération du Club Dorothée a été bercé par ce dessin-animé, sans compter Nicky larson ou encore Dragon Ball et ses suites.

Que vaut réellement la nouvelle série SAINT SEIYA sur Netflix ? Mon avis (acide) dessus…

La nouvelle série SAINT SEIYA commence par les origines de Seiya, mais légèrement (beaucoup) modifié. Le côté moderne avec les téléphone, la technologie ou les réseaux sociaux n’est pas mal du tout (sauf le Bas Buzz Youtube de Seiya) mais a été très mal utilisée. Sans compter l’humour pourrie de la plaque d’égout, dont aurait pu se passer allègrement. Tout cela laisse un arrière goût acide au fond de la gorge.

Sans compter ce tournoi entre chevaliers… Celui-ci ce passe dans un hangar en sous-sol d’un désert (américain?), mais où va le monde ? C’était censé être un tournoi intergalactique entre chevaliers dans la plus pure tradition mythologique durant toute une saison de la série originale, pas juste en 2 épisodes !

Saint Seiya : Les Chevaliers du Zodiaque | Bande-annonce officielle | Netflix :

Malgré les noms japonais au générique japonais (et non la version française de Bernard Minet), cette mouture est purement américaine ! Elle n’est que supervisée et coproduite par les Japonais. Non pas que les américains ne savent pas faire de productions sympa, les Disny/Pixar et Cie valent souvent le détour, mais là pardon quoi… On peut repasser.

Avec un graphisme 3D à la Sam le Pompier, il manque quelque chose de plus « réel ». Aucun effet spéciaux digne de ce nom ne rattrape les dégâts déjà bien présents. Ici on se retrouve avec un dessin-animé plus proche des pré-pré-ado, voire des 6/8 ans, qu’une oeuvre destinée à la tranche ado/adulte nostalgique de la franchise. Tout est trop « doux » et artificiel, voire même mollasson et inexpressif. Si la violence est de mise avec des explosions à gogo à la Ben 10, on ne voit plus de sang dans les combats, ni la célèbre oreille tranchée de Cassios lors de son combat contre Seiya pour l’armure de Pégase. Tout est édulcorée et censuré pour ne pas choquer le public enfantin (américain et puritain ?).

De plus, l’ajout de Vander Graad, le méchant « humain » de service n’ajoute rien à l’histoire à part la compliquer. Qui est-il vraiment ? Serait-ce lui le grand Pop en fait ?

On perd totalement le côté mythologique de la série d’origine où les chevaliers ne se battaient JAMAIS contre des humains normaux (et en plus ne les tuaient pas sans une once de remords). Leur ennemis étaient d’autres chevaliers voire même des dieux !

Shun et Ikki ont aussi été modifié. Shun, le garçon androgyne est devenue une fille (Mais pourquoi ?). Et Ikki n’a plus sa profondeur d’entant. Les trahisons affluent à outrance, et la rapidité des épisodes ne laisse plus la place de mettre en avant la profondeur des personnages, avec leurs qualités et leur défauts.

N’oublions pas le faux secret de la sœur de Seiya, la seule femme avec un masque alors que les autres n’en ont plus, contrairement à la version japonaise du dessin-animé ou celle du manga. Tout de suite mes enfants ont dit « c’est la sœur dde Seiya », il ne faut pas trop réfléchir…

Un bon point à savoir néanmoins. La version américaine de ce dessin-animé (navet ?) ne gardait même pas les noms des personnages originaux : Hyoga s’appelle Magnus Cygnus et Shiryu est rebaptisé Lone. Heureusement que les traducteurs français, avec un poil de bon sens et peut-être de crissement de dents, ont remis les pendules à l’heure en gardant les prénoms d’origine.

Pour conclure, cette version « moderne » (américaine) des chevaliers du zodiaques pourra plaire au néophytes de la franchise. Personnellement, si mes enfants n’avaient pas demandé à voir la fin de cette première saison, je serais passé à autre chose, comme Z Nation, au moins j’aurai bien rigolé, à zut j’ai déjà tout regardé mdr.

De plus, il ne serait pas étonnant de voir arriver dans les catalogues de jouets à Noël des personnages fabriqués à la chaîne et sans âme des chevaliers du Zodiaque. Rien à voir avec les figurines (hors de prix mais superbe) de la série d’origine. Nouvelle preuve que tout cet artifice n’aurait eu qu’un but, vendre, vendre et encore vendre.

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