The Rain série Netflix et roman

Selon Netflix, THE RAIN est une adaptation du roman de Virginia Bergin que je venais justement de lire quelque semaines, avant l’annonce de la série sur Netflix. Au début j’ai cru à un gros pompage, mais NetflixFr m’a gentiment répondu qu’au contraire, c’est une « adaptation libre » (cliquez sur le Tweet pour le dérouler):

Pourtant, dans une interview sur Allocine, les créateurs de THE RAIN ne cite jamais le roman de Virgina Bergin.
Coïncidence, oubli ou manque de sources ?

En effet Jannik Tai Mosholt et Christian Potalivo prétendent s’être sourcés sur les œuvres suivantes :

  • « Sa Majesté des mouches »
  • « La Route » de Cormac McCarthy
  • La série des « Hunger Games »
  • La série « The Leftovers »

Le tout dans un cadre rarement adapté à ce genre de série post-apocalyptique, la Scandinavie ! Après-tout pourquoi pas… Cela change des blockbuster américains.

Quid alors du roman éponyme ? Netflix remet le couvert, c’est bien une adaptation du livre…

Pourtant on en parle peu sur le Net à part quelques références ici et là dans les forums d’ados cherchant à valider cette même théorie.

Alors pour ou contre ? Voyons cela ensemble.

THE RAIN, Tome 01 de Virginia Bergin

Présentation de l’éditeur :
Une pluie mortelle s’abat sur la Terre, l’humanité est menacée de disparition. Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père.

Résumé :
Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie.

Question : quand faut-il abandonner tout espoir ?
a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus.
b) Dans deux semaines, environ.
c) Jamais.
d) J’imagine qu’il pourrait y avoir un d), mais s’il existe, je ne l’ai pas encore trouvé…

Biographie de l’auteur :
Virginia Bergin vit à Bristol. Après un cursus en psychologie, elle s’oriente vers des études d’arts au Central Saint Martins College de Londres. Depuis, elle se consacre à l’écriture. Elle est notamment scénariste pour la télé et le cinéma.

Broché: 384 pages
Editeur : Bayard Jeunesse (20 septembre 2017)
Collection : The rain

THE RAIN, série sur Netflix

The Rain est la toute première production originale danoise de Netflix.

The Rain – 2018 – 13 épisodes, 1 saison
Avec : Alba August, Lucas Lynggaard Tønnesen, Mikkel Boe Følsgaard

Résumé :
Six ans après qu’un virus a décimé la majeure partie de la Scandinavie, un frère et une sœur intègrent un groupe de jeunes survivants en quête de sécurité et de réponses.
Que devienront-ils quand la pluie s’abattra ?

Bande-annonce:

Bonus : l’envers du décors – Backstage #TheRain #Netflix @NetflixFR

THE RAIN : les différences majeures entre la série Netflix et le roman de Virginia Bergin

petit listing exhaustifs entre les deux œuvres, il est facile d’en ajouter pour ceux qui on lu le livre et regardé la série.

Les points communs

  • La pluie tue ! Une fois au contact de l’eau naturelle, la victime meurt dans d’atroces souffrances, il n’y a pas de remède.
  • Le sujet est post-apocalyptique, des ados et jeunes adultes tentent de survivre dans un monde impitoyable sous une seule goutte d’eau peut tuer.
  • L’héroïne recherche son père pour reformer une famille.

Les différences

  • Dans le roman, l’histoire se passe en Angleterre, dans la série elle se déroule en Scandinavie.
  • Dans le roman, Ruby, l’héroïne est la seule rescapée de sa famille. dans la série, Simone, survit avec son frère.
  • Dans le roman, l’eau naturelle polluée tue, on ne peut pas la traiter, dans la série il suffit de la distiller pour boire.
  • Dans le roman, c’est la recherche de boisson qui est prioritaire pour survivre, dans la série, c’est la nourriture. Oui c’est un peu pareil, mais bon, je tenais à le souligner vu que c’est tout de même l’un des principaux thème du roman, comment boire sans réserve non naturelle ?
  • Dans le roman, la pollution de l’eau provient de poussière d’un astéroïde détruit avant son arrivée sur Terre, dans la série c’est un virus.

Mon avis sur les 2 oeuvres « THE RAIN »

ATTENTION SPOILER…

Le roman se lit facilement et avec plaisir. C’est plutôt orienté ados, mais cela reste un bon moment de détente. La chute finale par contre laisse un goût de « merde, c’est déjà fini ! », heureusement, il y a une suite (que je n’ai pas encore terminé).
Question survie, on foutrait facilement des claques à l’héroïne Ruby, mais bon comment réellement juger sans se mettre à sa place dans ses conditions de vie. Ruby est une ado qui pensera plutôt à dévaliser le magasin de babioles et bijoux plutôt que d’engrenger de l’utile pour sa survie, Sigh ! En fait, contrairement à d’autres romans du type, cette ado ne mûrie magiquement en adulte responsable face à l’adversité, elle reste une ado de 15 ans face à certaines situations, point barre ! Elle est effrayée, et parfois elle a du mal à garder son calme mais nous étonne par son espoir constant à retrouver son père, ainsi que sa débrouillardise quelque peu hasardeuse…
C’est assez humoristique et j’ai trouvé que « la pluie qui tue » était une super bonne idée pour un roman post-apocalyptique.
En bref, à part l’idée de fond, rien à voir avec la série…

La série aussi est orientée ados/famille, dans la même veine qu’Hunger Games et autres films du genre. On y retrouve des traces de THE 100, The Walking Dead et autres bonnes séries post-apocalyptiques du genre. L’héroïne et son frère sont donc embarqués bon gré, mal gré dans une recherche insensée de leur père, 6 ans après sa disparition (doit-on encore garder espoir ?). Le tout dans un monde tout aussi impitoyable que le roman. La série se regarde assez vite malgré quelques moments de lenteurs ou au contraire des épisodes trop riches en contenus.
On s’attache à certaines personnages plus charismatiques que d’autres (qui pourraient ne pas exister, c’est du pareil au même) et on se retrouve rapidement dans une intrigue à la Résidente Evil, ou Apollon n’est qu’un calque d’Umbrella Corporation.
Le côté exotique européen de la série à son charme. Dans le genre survival elle vaut le détour et reste dans la veine des zombies/rodeurs/mutants post-apocalyptique du moment. Il y a du plublique, on aime donc.
Certaines incohérences parsèment la série. On se pose rapidement des questions sur l’intelligence du groupe à débusquer un bunker alors qu’ils sont incapable d’en trouver d’autres, sur la raisons du virus. Sans oublier le pourquoi de ces militaires qui gardent un pont au début de la série et se font tuer, on ne sait comment, par une mère et son bébé, dans le genre hyper prévisible…

Bref, l’un comme l’autre sont à tenter. Se sont deux expériences différentes dans un monde similaire où vivre et survivre face à la mort constante, pour une bande d’ados qui se cherchent (et se trouvent ou pas) le tout arrosé de suspens plus ou moins contant.

Mais cela ne répond pas à la question initiale, la série est-elle bien tirée de l’oeuvre papier ?

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