Ma grand-mère arrive du Sud de la France pour terminer ses vieux jours dans une maison de retraite dans ma ville d’enfance, à 20 mn de chez nous, en fait juste en face de la maison où j’habitais là enfant…

La façade de la maison n’a pas changé, la porte que j’avais poncé ado et badigeonnée de vernis est toujours là ! Les petits arbres plantés par ma mère sont juste bien taillé, le murs de parking posé par mon père, jamais peint, jamais briqueté toujours à sa place.

Je me suis demandé en posant mon regard du trottoir d’en face si les voisins étaient toujours présent. Certes non ! Les seuls encore en mémoire étaient déjà âgés. Je me remémorais alors les noms des plus anciens, déjà partis au ciel alors que je jouais encore aux billes, Mme vanstelandt, Mr Wylson ou encore ses gens venus des îles à peine resté dans le quartier pas plus que 3 étés…

Mon grand étant là, je lui ai fais la remarque « j’habitais là », regarde, c’est cette maison là à la façade marron brun cramoisi par le temps, des restes du lierre grimpant comme autant de souvenirs vivaces dans mon cœur. C’était moi, qui un été, l’avait arraché du sol jusqu’au premier n’en pouvant plus de devoir le tailler chaque année, envahissant même le voisin.

Lui n’a rien dit, il s’en fichait. Pour lui c’était ma vie, pas la sienne, pas très intéressé par ce que je disais.

Cette maison pleine de souvenirs, d’odeurs et de moments passés en famille me hanta alors. Des jeux dans le jardin, les légumes à récolter mais aussi les mauvaises herbes à déplanter. La veillie balançoire qui grinçait et le poirier qui ne donnait plus rien.

Dans la première pièce la cheminée, plus loin la table à manger puis la cuisine jamais terminée, la salle de bain tout au bout, sans compter les toilettes où notre chat faisait la fête pour entrer par la fenêtre…

Je n’ai pas su quoi répondre au silence de mon fils qui regardait déjà l’EPHAD qui accueillerait son arrière grand-mère, emplie elle aussi d’un lourd passé.

Tant de souvenirs ensevelis qui remontaient telle une marée déferlante sur mon cœur triste et nostalgique.

J’ai même imaginer sonner, le visage souriant, mon gamin à côté de moi sûrement très embêter de se trouver là !

Mais que raconter…

– Ici c’était ma maison ! Saviez-vous qu’il y a une cache secrète dans le placo dans le coin là-bas ? C’est là que maman cachait ses bijoux… Inutile d’y courir, ne vous inquiétez pas, elle ne les a pas oublié en partant, forcée par un divorce destructeur et un mari brutal et absent.

Inutile, c’est une autre vie…

Et dire qu’à 1 voire 2 ans près, j’aurais pu la racheter au départ de ma maman. Mais mon premier salaire ne me permettait pas un tel achat. Parfois j’y repense et j’en suis frustré, elle aurait été bien plus grande que ma notre et sans le savoir juste en face de la résidence où ma grand-mère va vivre dorénavant !

Tu vois mon fils, j’habitais là…

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6 comments

  1. Pa'Man! C'est une longue histoire...

    Te lire me donne des frissons… Je suis actuellement en pleine phase nostalgique. Mon grand-père est hospitalisé et la suite n’est pas bien gaie…l’impression de perdre encore une partie de moi même après le décès de maman… Je t’envoie plein d’ondes positives ?

  2. maman est occupée

    Pas facile d’aborder sa propre histoire… Les enfants s’étonnent toujours du fait que nous n’avons pas toujours été les parents que nous sommes aujourd’hui et même qu’à un moment de notre vie, nous avons été jeunes (et beaux, hein, si si).

    • oui et comme en plus il était plus attiré par l’appartement que ma grand-mère va occuper que mon ancienne maison…

  3. Mél Blanc

    Très bel article qui donne le frisson !
    Ce que je peux dire c’est que tu as de la chance d’avoir encore ta grand-mère … Et tes enfants la chance de voir leur arrière grand mère !
    Et chaque fois que tu iras la voir tu pourras te remémorer tous les souvenirs de ta maison d’avant !

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