La Rat Race ou Quitter La Rat Race, c’est un terme surtout entendu il y a quelques années, mais qui ressort de temps encore aujourd’hui ! Le métro/boulot/dodo est notre train-train quotidien pour beaucoup de monde, encore plus avec des enfants. Et la Rat Race c’est ça, ne pas pouvoir être mettre de son emploi du temps et s’enfermer dans une routine impossible à sortir à terme. Que cela soit au travail ou à la maison, la dépression peu guetter n’importe qui à n’importe quelle moment.

Quitter la Rat (QLRR 7.0) équivaut à quitter le modèle de « je travaille pour vivre » de manière cyclique et comme dirait l’autre « il faut travailler plus pour gagner plus » donc on tourne en rond. En somme, trouver un autre moyen de subsistance pour pouvoir vivre sa vie et briser la routine du quotidien.

La solution ultime proposée et donc de devenir entrepreneur pour être maître de sa destinée. Quitter son job, partir à l’aventure et être libre !

Euh oui mais non !

Ma femme est auto-entrepreneuse. Elle s’est lancée dedans, comme beaucoup il y a une paire d’année, non pas par choix de liberté comme le propose la solution QLRR, mais par défaut. Elle n’avait aucune autre solution pour avoir un salaire ET pouvoir garder les enfants le mercredi, pendant les vacances ou en cas de maladie, puisque l’on a pas d’aide familiale et / ou gratuite. Ben oui, tout le monde n’a pas de famille proche pour jouer les nounous du matin au soir. Et comme trop souvent, c’est moi qui ai la position salariale la plus stable.

Avoir son entreprise c’est bien, on est libre de ses horaires, on ne doit rien à personne, on n’a pas de collègues qui font chier, on vit une vie de chef d’entreprise, …

Enfin ça c’est le rêve si tout fonctionne comme sur des roulettes et comme dans les livres (voire les contes de fées) !
Combien d’entrepreneurs ont tenté l’aventure et se sont cassés les dents ? Tout le monde n’arrive pas à bosser au bord de la piscine, un cocktail à la main.
Seul un petit lot de blogueurs/entrepreneurs a réussi à vivre cette vie, les autres n’en parlons pas… Sans oublier que pour beaucoup de ces « heureux gagnants », leur « fortune » c’est faite sur le dos des autres sans aucune honte ni humanité. Cela a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre il y a une dizaine d’années, sans compter quelques procès qui en ont suivi… Je ne dénigre pas leur travail, car il en faut pour réussir, mais comme partout il y a des requins et des paniers de crabes et on n’y peut rien.

Il faut être lucide, être entrepreneur, c’est aussi bosser 70h00 par semaine. Etre à la fois chef d’entreprise, secrétaire, commercial, SEO, blogueur ou webmasteur, marketeur, trésorier et j’en passe ! C’est aussi devoir se serrer la ceinture certains mois car il faut payer l’URSAFF au lieu de se faire un salaire ! D’avoir la surprise de recevoir de nouvelles taxes ou de les voir doubler d’une année sur l’autre parce qu’en haut, tout en haut, on n’aime pas ce statut d’entrepreneuriat et / ou que les caisses de l’état sont vides.

Mais j’avoue qu’il m’arrive souvent d’en avoir marre ! Ras le bol de cette routine qui n’en finit jamais, de voir les jours passer, les semaines aussi, de mettre les enfants à l’école à la rentrée et de se retrouver déjà à la fête de fin d’année en Juin.

Quitter la Rat Race, c’est avoir des couilles, foncer, mettre tout en branle pour démarrer un projet de longue (ou courte) date et réussir ! D’être fier de soi et non pas des autres, de laisser sa trace dans le monde, même à la taille d’un grain de sable, d’être en effet libre de ses actes et de ne devoir rendre compte qu’à un minimum, en tout cas pas à un patron.

Quitter la Rat Race, c’est comme devenir rentier à terme, lorsque le projet est abouti et qu’il faut profiter du temps avant la retraite, car ce n’est pas à ce moment là que nous devons « enfin vivre », si on arrête de bosser un jour. C’est savoir se créer un solution de rentabilité qui fonctionne (et c’est encore mieux avec les respects des autres) quelque soit la solution envisagée : créer ou reprendre une entreprise, investir dans l’immobilier ou la bourse, devenir artiste ou écrivain par passion, devenir coach sur Instagram ou Youtube, …

Bref, c’est à double tranchant et sans aucune preuve que cela fonctionnera. Je ne dis pas, lorsqu’on a les reins solides, que même si on se plante cela ne met personne dans la mouise, surtout pas la famille, je dirais, go, vas-y fait toi plaisir et vis de tes passions. Pour les autres, comme moi, on n’est bien content d’avoir un boulot qui rapporte un salaire fixe à la maison pour payer les factures…

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