Avec la crise sanitaire qui semble se résoudre petit à petit, le moment est à présent bien choisi pour se lancer dans de nouvelles expériences. Et pour cela, quoi de mieux que de commencer à redécouvrir en famille nos meilleurs plats traditionnels ? Des recettes favorites de grand-mère aux spécialités emblématiques que l’on retrouve sur internet, il est temps de redonner de la sensation aux papilles gustatives, c’est ce que nous allons voir dans cet article partenaire.

Le cassoulet et ses origines

Le cassoulet est un plat traditionnel qui tient son nom du récipient dans lequel il cuit, la « cassole » en terre cuite émaillée fabriquée à Issel. C’est une recette familiale paysanne de la région du Languedoc, préparée à l’origine à base de fèves. Plus tard, cet ingrédient principal fut remplacé par le haricot blanc. Ainsi, aujourd’hui, la spécialité est beaucoup plus connue comme étant un ragoût de haricots blancs longuement mijoté pour être fondant en bouche.

L’histoire du cassoulet remonte bien loin, à l’époque de la guerre de Cent Ans, où elle s’encombre de divers récits. Le plus connu est notamment la légende rapportée par Prosper Montagné et qui place l’origine de ce fameux plat dans la ville de Castelnaudary. Ce récit rapporte que pour survivre au siège des Anglais et pour revigorer leurs combattants, les assiégés de la ville ont réuni tous les vivres disponibles (ce qui se composait principalement de haricots et de viandes) afin de préparer une sorte de ragoût. Miraculeusement, le repas, une fois consommé, donnait assez de force aux soldats pour libérer la cité. Pour en savoir plus, renseignez-vous sur l’origine du cassoulet en consultant les guides culinaires et sites spécialisés.

Cette légende conforte bien la pensée nationaliste française à l’égard de ce mets, mais elle souffre cependant de quelques incohérences face à l’analyse historique. En effet, les haricots n’ont été introduits au continent européen qu’au XVIe siècle, soit environ 200 ans plus tard. Ainsi, le plat auquel fait référence cette légende n’est sûrement pas le cassoulet tel que nous le connaissons aujourd’hui.

L’autre version la plus plausible de l’histoire et qui est beaucoup plus approuvée par les historiens de la cuisine nous ramène à l’ouvrage « Le Viandier » de Guillaume Tirel édité en 1486. Dans cette œuvre, le cuisinier de Charles VI présente une recette de ragoût de mouton aux fèves qui lui aurait été inspiré par un livre arabe écrit par Mohamed de Bagdad et publié en 1226. Ainsi, ce serait en réalité les Arabes qui auraient introduit au VIIe siècle le cassoulet à travers la culture de la fève blanche dans le sud de la France.

Ce n’est qu’au XVIIe siècle que le cassoulet prendra son nom actuel, alors qu’il était appelé estouffet. De plus, la polémique autour de l’origine du plat n’a pris son envol qu’en 1890 avec un article de la Revue méridionale qui affirmait que le seul cassoulet authentique provenait de Castelnaudary. Aujourd’hui, ce plat est surtout cuisiné en France pour réunir la famille.

Avec ses origines un peu nébuleuses, le cassoulet se place au cœur d’une querelle ancestrale entre trois villes : Castelnaudary, Carcassonne et Toulouse. Chacune de ces villes propose un type de cassoulet spécifique et se revendique comme ville d’origine.

Le cassoulet de Castelnaudary se prépare avec du haricot blanc de Lauragais. La recette se compose de saucisse, du confit d’oie ou de jarret, de l’épaule et de la couenne de porc. Le bouillon servant de base au plat est plutôt bien épicé avec du poivre et du sel. On peut aussi y ajouter une carotte et une branche de céleri. Le plat termine sa cuisson dans un four à boulanger où l’on fait brûler des ajoncs de la Montagne Noire afin de donner une odeur marquée. Une fois cuit, ce repas se partage en famille avec un bon vin rouge de la région.

Le cassoulet de Carcassonne quant à lui est souvent fait sans saucisse, avec de la perdrix rouge, et peut contenir aussi un morceau de mouton. Celui de Toulouse au contraire est préparé avec de la saucisse de Toulouse, un oignon piqué de clous de girofle, de la carotte et du confit. Le plat est parfois recouvert de chapelure avant d’être mis au four.

L’incontournable foie gras

Le foie gras est dans la culture française l’un des repas de fête les plus populaires. Il fait d’ailleurs partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé en France. C’est une spécialité culinaire faite à base de foie frais provenant de l’élevage et de l’engraissement des oies et des canards par gavage. Le plat peut se consommer cru, mi-cuit ou cuit ou même en conserve. Il peut être pris seul ou avec un bon accompagnement de plat de viande.

Les origines du foie gras sont très anciennes. Elles remontent à l’Égypte antique où la technique de l’engraissement des oies par gavage vit le jour. Cependant, la consommation proprement dite de ce plat sera située pour la première fois sur une table romaine au Ier siècle avant Jésus-Christ. À la chute de l’Empire romain, la tradition du foie gras s’est perpétuée en Europe centrale, notamment dans les communautés juives. Au XVIIe et XVIIIe siècle, cela devient l’une des bases de l’alimentation des paysans. Mais paradoxalement, ce même mets était très souvent aussi servi dans toute l’Europe à la table des rois. Finalement au XIXe siècle, le procédé d’appertisation permettant la conservation est mis au point, ce qui favorise désormais la fabrication des conserves de foie gras.

Pour faire du foie gras cuit (encore appelé foie gras traditionnel), il faut le stériliser en autoclave à plus de 100°C. Cela permet de le conserver dans un endroit sec et frais pendant longtemps. C’est la forme plus traditionnelle et la plus répandue de ce plat.

Les galettes ou crêpes bretonnes

Les galettes ou les crêperies bretonnes sont une spécialité culinaire traditionnelle que l’on trouve un peu partout en France, mais qui est très couramment consommée en Basse-Bretagne. C’est une recette que l’on peut réaliser avec divers ingrédients, sucrés ou salés. Le plat peut en occurrence être confectionné avec du froment pour faire une crêpe sucrée ou du sarrasin pour une crêpe salée. C’est un mets à ne pas confondre avec la galette de blé noir, dont la recette diffère et qui est typique de la Haute-Bretagne.

Si les crêpes de blé noir ont vu le jour au XIXe siècle et se sont répandues durant les siècles suivants, ce n’est qu’au milieu du XXe siècle que, du fait de l’émigration de nombreux Bretons, les crêperies bretonnes trouveront leur place en France, notamment à Paris. Pour la préparation de cette spécialité très appréciée un peu partout dans le monde, la pâte est traditionnellement cuite sur un appareil spécifique nommé « bilig » en breton et « galetière » en Haute-Bretagne. Cependant, pour vous simplifier la tâche, vous pouvez faire cuire vos crêpes avec une crêpière ou une poêle. Le plat peut être aussi garni avec des ingrédients traditionnels comme le jambon, l’oignon, le fromage, l’œuf ou l’andouillette.

Une raclette en famille

Ce plat connu autrefois sous le nom de fromage rôti est une spécialité hivernale idéale pour se réchauffer et pour passer d’excellentes soirées en famille ou entre amis. La recette a été inventée par des bergers suisses au XIIe siècle dans le canton du Valais. Mais, ce n’est qu’au XIXe siècle que la tradition du fromage rôti s’est répandue dans tout le pays suisse et que la recette est devenue l’un des plats nationaux préférés de tous. Ce fut à cette même époque, précisément en 1874, que le nom passa de fromage rôti à « raclette ».

Pour ce qui concerne l’adoption de la recette en France, le déclic eut lieu en 1970 avec l’invention d’un appareil à raclette par une célèbre marque d’électroménager. Sans tarder, on vit naître alors la célèbre raclette de Savoie qui se démocratise très rapidement. Désormais, tout le monde pouvait déguster du fromage à raclette en guise d’accompagnement sur les pommes de terre, les charcuteries et les cornichons. De plus, chacun pouvait faire fondre à sa guise ses tranches de raclette dans son poêlon individuel. La raclette était ainsi devenue l’un des plats conviviaux français par excellence.

Aujourd’hui, la tendance est à la diversité. Plusieurs types de fromages peuvent être utilisés pour une soirée raclette. Les plateaux se multiplient et se diversifient. Aux côtés du fromage à raclette traditionnel, on peut maintenant trouver de la raclette au poivre ou encore au Morbier. De même, de nouveaux ingrédients apparaissent et remplacent petitement les pommes de terre et la charcuterie. Cependant, pour réaliser votre recette traditionnelle de raclette, voici un peu ce dont vous avez besoin : du fromage à raclette de bonne qualité, des pommes de terre de taille moyenne, des tranches de jambon blanc, des tranches de jambon cru, des cornichons et des tranches de viande des Grisons.

La quantité pour chaque ingrédient est à déterminer en fonction du nombre d’invités que vous aurez à table. Après avoir dégusté cet excellent repas en famille, il est recommandé de l’accompagner d’un bon dessert composé de fruits, de noisettes torréfiées, d’amandes ou de noix de coco râpée.

Partagez cet article sur :




Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.